10 avril 2006
La Roupita (1884)
Juste un petit brouillon pour vous dire que je suis rare sur les blogs en ce moment, mais avec vous en pensée. Petit brouillon, premier jet en passant!
A+
Blaise
PS: merci pour tous vos gentils messages, et bravo pour le dernier poilothon, pas eu le temps de mettre à jour..
La ROUPITA, drame lyrique en 5 actes de Francesco Fjord Tombola, d'après un livret de Lorenzo Duponte-Duponde.
Liste des personnages tels qu'il furent présentés lors de la première au festival Wagner à Biroute, le 12 décembre 1884, en présence de Korbeau von Korback, le maître-chanteur de Nüremberg.
ALMAVIVA : un consultant en stratégie.
PAMINA : une étudiante en CP contre le CPE.
CLARABELLA : une vache espagnole.
CAMELIA : un glaïeul.
ENORMA : une rescapée de Gettysburg.
NINJA : une tortue verte.
ROBERCAPA : un valet borgne.
WOUAFWOUA : un caniche enroué.
JEFF : un anticonformiste.
DURDELORELEI: une sirène sourde.
Acte 1
Dans une forêt près du Rhin, deux bandes de blousons de cuir s'affrontent au couteau. Durdelorelei descend d'un rocher et demande qui a frappé. Tous s'accusent les uns les autres, sauf Almaviva qui essaie de régler son powerpoing. Il sort vainqueur et ramène Durdelorelei chez elle. Pendant qu'il cherche à dézipper sa queue de poisson, dehors Pamina se fait attaquer par un serpent de mer volant. Le monstre la poursuit en sifflant une reprise d'un hit anglais, popularisé à la télé par Clarabella. Pamina s'arrête, fascinée par cette mise en abyme dramatique; mais il n'y qu'elle qui rêve, qu'elle qui ait des sentiments, et le serpent en profite pour aller dans ses lèvres, mais pas comme une enfant. Pamina devient nymphomane de serpents, au grand dam de Camelia, son fidèle glaïeul. L'heure du Rhin sonne à la cathédrale, et pour Jeff c'est l'heure d'urhiner sur le premier rang (déjà vide). Rideau.
Acte 2
Métro de Moscou, sous Brejnev. Au premier plan, Enorma, qui occupe les trois quarts de la scène. Derrière, on devine Wouafwoua passant à ski de gauche à droite, avec des quintes de toux, et des rats hurlant à la mort en tutu. Le prix Nobel entre intrigué, en col romain, et ressort avec le chien devenu noir. Enorma entreprend de se manger. La bouche pleine, elle chante un récitatif "le ventre est encore, encore, encore, fécond, fécond, la bête immonde". Il ne reste plus d'elle que son slip dixie, qu'elle enlève afin d'accoucher d'un poisson (on reconnait Durdelorelei), un serpent (on reconnaît Pamina sur le collier anti-puces) et une tortue verte sur une pizza. Jeff vient se finir sur le deuxième rang.
Acte 3
Robercapa se pollue devant la scène coupée de Almaviva sur le dvd de l'acte 1, en se demandant ce qu'est devenu le verbe polluer depuis son 18ème siècle natal. Il surveille sa tortue d'un oeil. Jeff revient sur scène et se fait sauter. Robercapa se sent soulagé après. Les derniers spectateurs périssent avec le souffle. Jacklang monte sur scène et la soirée finit en rave partouze.
16:25 Publié dans Nouvelles à emporter | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : humour

Commentaires
Sur l'air de la chevauchée des bactéries
Ecrit par : all | 10 avril 2006
tu te lances dans l'écriture automatique?
Ecrit par : meriem | 11 avril 2006
Et 1 BIG UP pour Clara, ça le fait !!!
http://bloggyboulga.blogspirit.com/archive/2006/04/09/100-big-ups-pour-clara.html
Ecrit par : boulga | 12 avril 2006
Tu sais ce qui sauve ce spectacle. La tortue!
Ecrit par : sancho | 12 avril 2006
Écrire un commentaire