15 janvier 2007
Lady Chatterley : de l’érotisme pour troncs d’arbre
Ce qui distingue la petite-bourgeoise de la bourgeoise petite, c’est sa plus grande facilité à grimper sur son grand jardinier.
Je me faisais cette réflexion avec amertume hier après-midi, devant le nouveau film « Lady Chatterley ».
Vous avez remarqué ? Chaque année, il y a toujours une fois où l’on abaisse sa vigilance, et où l’on va voir un film français encensé par la critique française. Jamais, jamais, jamais. C’est pourtant simple, mais non, à chaque fois on s’y fait prendre à nouveau. (Ceux qui ont vu « Peindre ou faire l’amour » comprendront.)
J’aurais dû me méfier.
Ca commence avec le titre « Lady Chatterley » qui se détache en lettres majuscules enjolivées sur un ciel bleu tourmenté de nuages blancs, un peu comme une présentation Powerpoint de Danielle Steel.
Un rapide coup d’œil au public : beaucoup de vieilles bourgeoises avec des gueules de jury Fémina. On les sent réceptives à la libération du poil pubien pour emmerder papa.
L’histoire ? Une riche oisive qui s’ennuie dans sa campagne anglaise des années 20 (à savoir des arbres, du vent, une pelouse, un manoir et des porte-jarretelles). Son mari est riche, capitaliste et impotent. Il est contre les ouvriers qui cultivent leur part féminine, et est revenu de la guerre paralysé du gland et de la langue (il est peu causant). Du coup elle s’ennuie sec. Son seul désir c’est d’aller cueillir les jonquilles en gros plan, tout en buvant l’eau vive qui jaillit de la source au milieu de la forêt foisonnante et sensuelle, loin de la pelouse austère de sa vie (et elle reboutonne tristement son chemisier).
30 minutes ont passé. Gasp.
Elle tombe nez à dos avec le garde-chasse musclé qui se lave à moitié nu au milieu de la forêt. Ah, qu’il a bon dos, le populo au milieu des oiseaux. Il y a du poil, de la sueur et du rebelle dans cet Homme puissant seul face à la bassine. Ca change du mari à qui faut tenir l’engin pour faire pipi. Les nuits de Lady Chatterley en sont toutes essoufflées : il y a un avant et un après « dos nu » (et elle déboutonne gaiement sa jupette pour contempler ses poils. Ouf, ils sont toujours là).
Une heure. Bâillements dans la salle.
Pour la première fois en trois semaines, hier elle n’est pas venue à la cabane s’asseoir à côté du garde-chasse mal-léché-mais-plus-pour-longtemps (qui est aussi bricoleur, jardinier et souffre de calvitie précoce ; il est peu causant lui aussi, mais c’est normal, c’est un bon sauvage, il est plus à l’aise au planter de bâton.) C’est con, Lady Chatterley a raté la naissance d’un mignon petit poussin (dialogue savoureux quand elle le prend dans ses mains : « Il est tellement confiant »… Remarque générale : les dialogues du films sont aussi rares que savoureux. Les fleurs : « Elles sont si jolies ». Et Lady qui court dans la forêt vers son amant, arrivée face à lui s’exclame : « Tu es là ! »)
Après le poussin, le gourdin ? Notre Homme enserre la Lady de ses pognes, interrogatif. « Venez dans la cabane. » Bin pourquoi pas se dit notre bourgeoise, après tout les classes besogneuses, ça pourrait le faire… Et hop ! Un peu rapide peut-être, mais le geste est beau (ça grogne dans la sciure, c’est canaille en diable)…
Une heure trois quarts.
Dans la cabane, dans les sous-bois, la vie de notre Dame n’est plus que serrage desserrage de jarretière et gazouillis d’oiseaux. « Ma vie est enfin remplie », se réjouit la riche délaissée en tapotant son piano.
C’est le petit matin. Elle veut en savoir plus : quelle est donc cette cheville ouvrière qui la transporte au-delà des bosquets ? « Tu veux toucher ? N’aie pas peur, regarde », la rassure son menuisier. Et elle voit – et on voit. Devant nous, un gros sexe d’homme. Noble, dressé, dominant, mais attention : avec une part féminine. Ce film est un manifeste. Un pamphlet ! « Nous bravons les tabous », frissonne la rombière (et elle reprend du thé.)
Deux heures.
Il pleut. Ou, plus exactement, des traits de pluie sont dessinés sur la pellicule. (Tout le budget est passé en jarretières.) Courons ! Courons nus sous la pluie ! Oui, rions aussi ! C’est le bonheur, l’eau qui tombe du ciel et pas que de la source d’eau vive. C’est la magie de la Vie.
Deux heures et quart.
Faisons l’amour dans la terre boueuse sous la (fausse) pluie. C’est pas sale, c’est bon pour les muqueuses.
Deux heures vingt.
Dans ce terreau fertile, communions avec la nature féconde. Faisons pousser des fleurs dans notre désir. Un bouquet sur ton bouton, deux petites fleurs dans ta bruyère et une pâquerette dans le baba. Et toi aussi, chéri, je vais te fleurir le roseau.
Deux heures trente-huit.
C’est presque fini. Le premier et dernier vrai dialogue. Et c’est la prise de conscience finale : mais… mais ils jouent mal !
Le film vaut surtout par son utilisation subtile de symboles forts. Le monde ancien et finissant du machisme (le mari impotent qui échoue à remonter une pente dans sa chaise roulante à moteur (ou alors c’est que cette scène de 17 minutes ne sert à rien)), le monde nouveau et libre de la nature sensuelle (les deux mésanges dans la rosée, la cabane au milieu de la forêt, la jungle des poils), le sexe pointu du jardinier (turlututu, qui ne ramasse pas les feuilles mortes), l’apprentissage du plaisir (en dessous c’est bof, au dessus c’est mieux, à côté c’est mieux pour lui et dans un lit c’est moins salissant que dans la boue).
Ce film est aux films de Just Jaeckin (Emmanuelle, Histoire d’O, l’Amant de Lady Chatterley) ce que Ségolène Royal est à Philippe Douste-Blazy : au moins, devant ceux-là, on rit de bon cœur. Ici, non.
17:40 Publié dans Chroniques culturelles | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note


Commentaires
Y'en a encore des comme ça?
J'adore! :D
Ecrit par : Jo Ann v. | 16 janvier 2007
Je prédis que ce film, lorsqu'il sortira en dévédé sera doté - en cadeau prime - d'une boîte (familiale ) de klinesques.
Ecrit par : Gilles | 16 janvier 2007
Excellente critique avec du poil autour. Au Balto aussi on aime le cinéma cochon. Marrant les coïncidences temporelles des fois...
Ecrit par : Briscard | 16 janvier 2007
Excellent! J'en ris encore....
Ecrit par : lebaroude | 17 janvier 2007
:)))
Ecrit par : Blaise | 17 janvier 2007
Ah ... evidemment 2h38 à bailler... ça ne va pas le faire.
D'ailleurs, il ya surement mieux à faire à la maison :))
Ecrit par : Maan | 17 janvier 2007
Excellent, très excellent! Je ris tout seul devant mon DVD de "La belle noiseuse"!
Mais, si je puis me permettre: la langueur (longueur?) du film t'aura troublé l'esprit (ou endormi?) car, et ce malgré Jaurès, il est douteux que la gent prolétarienne d'après-Guerre pût faire du ski et donc maîtriser le "planter de bâton".
Ecrit par : Ludovic | 20 janvier 2007
Peindre ou faire l'amour, grand moment de cinéma effectivement. Un film qui mériterait que tu y reviennes plus longuement. J'en ris d'avance.
Ecrit par : Thomas | 20 janvier 2007
Quoi ? Ségoyal Rolène et Bouze-Dlasty ? ce fameux duo de trapézistes manchots ?
Ecrit par : agent spécial | 20 janvier 2007
Ben dis donc tu es proche du vide sidéral de Douste-Blazy avec ta prose lamentable.
Un type qui va au ciné chrono a la main, capable de minuter tous les plans, ne peut se targuer du titre de spectateur. Et encore moins de critique.
A peine chronométreur politique pour le CSA.
Pourquoi vas-tu au ciné si tu ne sais que regarder ta montre ?
Va voir Taxi 4, ça doit être de ton niveau intellectuel et surtout émotionnel.
Ecrit par : youp | 02 mars 2007
Ca y est j'ai enfin mon troll à moi !!!!
Champagne!!!!
Ecrit par : Blaise | 02 mars 2007
Hihihi, très bonne critique. Quand je pense que c'est ce livre qui m'a fait avoir mes premières émotions sensuelles...
J'irai voir Taxi 4, au moins y aura d'la meuf !
Ecrit par : Pieroleouf | 02 mars 2007
Elle est très belle, cette Marina Hands, et si t'avais pas eu les yeux rivés sur ton chronomètre, tu t'en serais peut-être aperçu. Après, c'est sûr, le film est un peu chiant... Mais je peux t'assurer qu'après avoir interviewé Pascale Ferran (et Marina Hands, qui est encore plus belle en vrai), mon regard sur le film a changé. Elle m'a notamment appris qu'il avait été tourné en 16mm, avec du son direct. Et puis bref, c'est vraiment une grande madame, même si je peux comprendre que l'on trouve "Lady Chatterley" rebutant. Tout de même, pas de quoi le démonter à ce point. Si tu veux te faire plaisir avec ton chronomètre, repenche-toi sur le cas Bruno Dumont, tu vas vite comprendre...
Ecrit par : Boudidadou | 02 mars 2007
Pieroleouf:
Taxi 4... Brr, j'en frémis.
Boudidadou:
merci de ton commentaire. Cette critique c'est juste ce que j'ai ressenti durant tout le film, écrit au sortir de la salle, sous le coup de la colère et de l'incompréhension, et dans ces cas-là, on se fait plaisir :)
Pour moi, c'est un très mauvais film, à tous points de vue (quasiment) et je ne comprends pas le bruit qu'il a fait auprès de la critique. Ou, plus exactement, pourquoi ce film est-il ainsi monté en épingle par rapport à d'autres ?
C'est un vrai mystère. La seule explication que je vois, et qui est confirmée par quelques discussions avec des gens (rares) qui ont aimé le film, ce sont, comme souvent, des raisons extérieures au film (soit liées à la genèse ou au contexte du film, soit que les gens y voient des choses qui n'y sont pas).
Enfin....
Cela dit, je n'ai pas vu Flandres que tu mentionnes, mais d'après ce que j'ai pu en lire à l'époque, aouch... !!! :=)
Ecrit par : Blaise | 02 mars 2007
bravo, c'est très bien écrit
(et très dissuasif)
Ecrit par : bruno | 03 mars 2007
Quatre César, donc.
Soit les votants n'ont vu aucun des autres films, soit celui-ci les méritait et alors là...
Ecrit par : Ludovic | 26 mars 2007
Et encore, vous n'avez pas vu "Rosetta" :)
Ecrit par : Le Drrragon | 21 juin 2007
Le Drragon: tu parles, j'ai tenu 15 minutes!!
Ecrit par : Blaise | 21 juin 2007
J'ai regardé Lady Chatterley hier.
Ce matin je tombe sur votre "critique" qui s'apparente davantage à un dézingage de potache qui a décidé de se payer démagogiquement le "cinéma d'auteur".
Deux hypothèses (qui ne s'excluent nullement l'une l'autre):
1-Vous êtes un farceur.
2-Vous êtes un robot dénué d'amour de la vie et donc d'amour de l'art.
Nous ne sommes pas de la même planète et je m'en désole mais enfin à un tel degré de paralysie des sens vous en devenez inquiétant. Pascale Ferran est une artiste absolue qui fait la Gloire de ce beau pays de France où des crétins se targuent de critique artistique en ne réussissant qu'à apparaître pour ce qu'ils sont.
Ecrit par : tarik | 28 juin 2007
Ce film est une merveille: Marina Hands exprime sans un mot, avec une maestria proche du génie, la riche vie intérieure de Constance. Le comédien qui interprète le garde-chasse est tout aussi bouleversant de virilité fragile, la présence vitale de la nature comme un personnage à part entière, les sons (quiconque avec une oreille musicale comprendra en ECOUTANT ce diamant de film). L'économie des dialogues confine à la pureté dans ce monde de vacarme vulgaire jusqu'à la nausée qu'on nomme la société de "communications" où le contenu est d'une indigence inversement proportionnelle au génie humain qui en a créé les moyens, indigence dont les comtempteurs de ce chef d'oeuvre sont l'échantillon le plus bêtement éloquent. Je crois bien que ceux qui n'aiment pas Lady Chatterley ne savent pas ce qu'est l'amour, point-barre.
Ecrit par : tarik | 28 juin 2007
J'ai regardé (que dis-je? j'ai Vibré devant) Lady Chatterley hier après-midi. Ce matin je tombe sur vos commentaires, monsieur Blaise et (si) consorts, et je me pose une question: êtes-vous un farceur ou bien n'avez-vous aucune sensibilité pour l'art? Le film de Pascale Ferran est un chef-d'oeuvre glorieux...J'en conclus donc sans la moindre hésitation que vous n'avez jamais été amoureux d'un être au sens du film...on a les amours qu'on mérite... vos ricanements d'inculte de la Beauté ne feront aucun mal à une oeuvre trop grande pour votre petit cervelet reptilien. C'est une expérience, un ravissement des sens (quiconque doué de regard et d'ouie le constatera, l'image et le son du film sont splendides), un chant d'amour à l'existence, aux humains dépouillés de la pesanteur du quotidien le plus mortifère, une réflexion profondément bouleversante sur le sens d'une vie. Marina Hands nous parle de sa vie intérieur sans un mot: elle est proche du génie dans sa manière de se consumer dans la dépression puis de renaître avec un regard empli d'une telle lumière qu'il nous faut rendre les armes devant tant de feu serein. Le garde-chasse est son amoureux parfait par ce qu'il dégage de virilité fragile (un oxymore, vraiment?). Pascale Ferran est une grande artiste qui honore la communauté artistique mondiale et une intellectuelle engagée qui a le sens de l'humour en plus! (comme toutes les grandes intelligences en ce triste monde vulgaire)... Je songe à cette scène hilarante autant qu'humiliante au cours de laquelle le garde-chasse fouille métaphoriquement le cul de son patron, étant censé réparer le fauteuil roulant à moteur de ce dernier. Cette scène entière est du reste une leçon d'action et de suspens qui explique à tous les gorilles déguisés en cinéastes qui pullulent à Hollywood et ailleurs (cf. Taxi 1 à 10000.) ce que c'est que la puissance du cinoche. Comme disent les ricains: SHE ROCKS!!!
Ecrit par : tarik | 28 juin 2007
Tarik: argumentaire version 1
Tarik: argumentaire version 2
Tarik: argumentaire version 3 (c'est comme Lady Chatterley, il y a plusieurs versions)
Que dire... ce film a été pour moi du début à la fin un contre-exemple des valeurs artistiques que vous évoquez; valeurs que par ailleurs je partage profondément, et je suis en conséquence sincèrement désolé, mais bon, merde, comme vous le dites, je suis un esthète du Laid, capable de n'aimer personne (en tout cas, pas vous, c'est sûr, nous n'irons pas batifoler au bois).
Je dois dire que mon "cerveau reptilien" a eu l'impression de se faire insulter dans son intelligence (de "robot", donc) par ce film, et spécialement par le battage fait autour, mais bien évidemment c'est mon opinion (dans mon cerveau elle est classée dans le fichier-système "01 1 0 01 0 11 01", juste à côté du fichier "mixer les carottes").
Je suis en outre intrigué par le fait que tous les défenseurs de ce film tiennent le même discours, quasiment au mot près : quoi, c'est une sorte de secte? un club des Cultivés de la Beauté ? vous avez des T-shirts ? des cierges "Pascale Ferran" ?
Et qu'on arrête de me faire la leçon sur le cinéma à partir de ce film. Il y a dans tout cela une telle mauvaise foi, refusant toute contradiction...
Pour moi la seule différence entre Taxi et Lady Chatterley, c'est que personne n'oserait dire que Taxi est un bon film. Personnellement j'en veux autant à ceux qui ont commis l'un que l'autre. J'en veux à Taxi d'abêtir le jugement des foules au lieu d'essayer de l'élever, mais j'en veux à Lady Chatterley d'aveugler ceux qui auraient la responsabilité de garder une authentique exigence dans leur jugement. Mais après tout, peut-être est-il inconsciemment nécessaire pour certains de s'enthousiasmer pour un Lady Chatterley, afin de ne pas désespérer du monde actuel, voire "parce qu'il faut que des films courageux comme Lady Chatterley existent"... A titre personnel, je préfère que de bons films existent. Et c'est sans doute une espèce rare dans le système français actuel de production.
De toute façon, je doute que ce genre de discussion porte des fruits, autant débattre de la valeur de l'art contemporain (on frôle toujours le point Godwin)
Amicalement
L'Inculte de la Beauté
PS: Non, je déconne. Je suis un farceur.
Ecrit par : Blaise le robot-reptilien amoureux du Beurgh | 28 juin 2007
Et hop!, le César du meilleur acteur à Mathieu Amalric dans "Scaphandre". Je ne dis pas qu'il soit mauvais (je l'ai même pas vu, alors hein - j'avais vraiment adoré le livre, donc crainte, et je me méfie de Schabel depuis qu'il m'a donné envie de passer mes vacances dans des prisons cubaines tellement elles sont belles dans "Before night falls") mais je me dis quand même que la tendance à primer tous les portraits "d'accidentés de la vie" (puisque depuis Timsit on en peut plus dire "crevettes") devient angoissante. On est passés d'ADLV encore ambulatoires (Cruise dans "Rain man"), à des ADLV déjà moins ambulatoires (DDL dans "My left foot") et maintenant à des ADLV qui ne bougent plus qu'une paupière.
J'attends avec impatience la cérémonie 2009 avec, à n'en pas douter, un César d'Honneur pour l'ensemble de sa carrière à la statue du Soldat Inconnu de Collonges-sous-Salève (74) dont on se souvient d'un magnifique rôle de composition en Apollon sur son char du Grand Canal dans "L'allée du Roi" - mais surtout de sa meilleure performance en Statue du Commandeur dans l'adapation par Losey de "Dom Juan".
Ecrit par : Ludovic | 25 février 2008
Certaines personnes peuvent être touchées par ce chef d'oeuvre qu'est "Lady Chatterley", touchées par l'histoire d'un éveil à la vie, à la sensualité, à notre nature profonde, à ce qui fait de nous des êtres humains.
D'autres pas. Elles se livrent alors à de la la masturbite aîgue intellectuello-critique.
On leur pardonne, la frustration ça se compense là où on peut...
Ecrit par : valérie | 25 septembre 2009
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