30 janvier 2007
Ken Cantal : épisode 13
(1ère diffusion le 29 juillet 2005)
Dix secondes plus tard, chemise à moitié reboutonnée, vous ouvrez d’un coup la porte et vous criez :
- J’ai trouvé le coffre ! Venez m’aider à l’ouvrir.
A vos pieds traîne le bras dénudé de l’hôtesse assommée, qui décidément est en passe de devenir votre allégorie du lapin – pour lui prouver que vous en étiez un chaud, vous lui en avez d’abord posé un, avant de lui en faire subir un double coup (dont un sur la nuque)...
Votre maîtrise de la langue de Henri Pourrat dans ces lieux hautement américains ne tarde pas à susciter des remous. Immédiatement deux individus cagoulés et une femme masquée accourent, les premiers vous braquant de leurs armes automatiques (quoiqu’à déclenchement manuel, encore heureux). La seconde, dont vous aviez identifié la voix lorsqu’elle criait ses ordres à travers Air Force One, vous observe à travers les orifices de son masque. Votre accent doit l’intriguer, subodorez-vous en votre for (alamo) intérieur.
- T’es qui toi ?
Vous bluffez, droit dans ses yeux cerclés de toile.
- Ken Cantal. Infiltré dans le staff ici depuis hier. Kramer ne vous a pas dit ?
- Kramer ? Il ne m’a rien dit, non. Mais on va le faire venir. Vous, fouillez-le.
Aussi taudis, aussi étouffé. Vous avez un peu de mal à respirer.
- Il est ok, concluent les enfants de chœur manqués.
- T’as trouvé le coffre-fort ? Ouvre-le, puisque tu es si fort, dit la madame en insistant du colt.
Vous vous agenouillez devant le tabernacle d’acier. Vous essayez de vous souvenir comment ils font dans les films (hum… il vous faudrait un petit génie de l’informatique avec vous, de préférence noir, boute-en-train, et amateur de chips / cookies.)
Votre nuque. Quelque chose de chaud, froid, dur et profond (et ce n’est pas une devinette) vous donne un demi-éclair de vive conscience de la douleur et de l’existence du mal. Oui, on vous a frappé, et non, ce n’est pas une vengeance de la déesse des Hôtesses-Vestales de l’Air.
Votre esprit sombre dans l’inconscience, sorte de trou profond dont la couleur n’est pas sans rappeler celle utilisée par les metteurs en scène d’Avignon, lorsqu’ils veulent signifier leur bonheur de vivre et leur enthousiasme dans l’Homme.
12:00 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Commentaires
l'est mort? ou l'est pas mort?
Ecrit par : arpenteur | 30 janvier 2007
hé hé...
Ecrit par : Blaise | 30 janvier 2007
pas mort, il reste 11 épisodes avant le saison 2...
Ecrit par : Largentula | 30 janvier 2007
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