01 février 2007
Ken Cantal : épisode 16
(1ère diffusion le 5 sept. 2005)
Je ne sais pas pourquoi, mais vous entr’ouvrez la porte au pitbull. Sans doute un reste de mauvaise conscience pour le jour de votre enfance où vous aviez laissé le chien du voisin se faire écraser par un troupeau de vaches revanchardes.
La chienne fidèle vous fait une fête, mais elle est suivie de près par des individus qui aimeraient faire pareil, mais en moins baveux. La porte tremble sur ses gonds. Vous décidez donc d’agir vite. Vous vous glissez vers la salle d’où vous apercevez de la lumière. Plein de questions heurtent votre tête : que s’est-il passé depuis l’avion ? qui sont vos ravisseurs ? où êtes-vous ? comment dit-on ‘pitbull’ en latin ?
La salle en question est une antichambre, éclairée d’une ampoule nue. Un rideau la sépare d’une vaste salle, dont l’intérêt réside en une table, couverte d’une toile cirée, et quelques chaises. Vous vous approchez d’icelles : on a dû y tenir une réunion d’organisation, car il reste sur la table une carte de navigation, quelques feuillets crayonnés, et des bouts de sandwiches. La carte est annotée en divers endroits. Probablement pour indiquer le trajet et le lieu de repêchage du commando après le saut en parachute depuis Air Force One. Ces gars-là sont des pros, diriez-vous si vous étiez dans un film policier.
Vous empochez le crayon et les feuillets, ça peut toujours servir (surtout au prix où est le baril de graphite). La pitbull s’agite : des pas se rapprochent, et elle commence à avoir les crocs. Un couloir s’enfonce plus loin dans la pièce.
00:05 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Écrire un commentaire