21 février 2007

Ken Cantal : épisode 28

Ken Cantal
medium_cobain.jpgLa tentation d'essayer sur vous la seringue remplie de liquide neuro-inflammatoire est grande.
Mais vous vous souvenez de ce jour funeste entre tous où, alors que vous viviez jusqu'au tréfonds de votre âme un morceau de bravoure de Kurt Cobain, debout face à la glace posée au dessus de la cheminée de votre grand mère, tout à coup votre doigt, qui descendait vivement de la tête aux cuisses dans un geste proche de celui du guitariste en rage, fut violemment arrêté dans sa course par le marbre de la cheminée, resté froid. Et après une seconde de contemplation de votre visage stupéfait dans le miroir, vous avez senti l'onde de choc remonter de votre doigt à votre bras, de votre bras à votre moelle épinière, de votre moelle à votre cervelet, douleur éblouissante et abyssale, douleur qui vous fit sautiller comme un solo de Dorothée, juste au moment où la grand mère accourait, attirée par un la bémol manqué.
Ce liquide contenu dans la seringue, ce serait ça, mais ça depuis toutes les terminaisons nerveuses de votre corps, une jouissance du néant, un hurlement intérieur, un cri toris...
Alors bof.
A la place, vous appelez le caniche. (meunon j'déconne).

Delenda est Tourdeburo. Il faut détruire ce bâtiment. Vous explorez l'escalier à la recherche du sous-sol.
- C'est par ici, vous appelle Simone d'en bas.
Personne dans les étages. Des antichambres et des bureaux abandonnés.
Et là, quelque chose vous intrigue. Vous vous croyiez dans un bâtiment officiel chinois. Les gardes devraient grouiller. Et pourtant, l'immeuble ressemble plus à un entrepôt désaffecté qu'à une couveuse à barbouzes.
Simone vous presse.
medium_plastic.jpgMiner le lieu est un jeu d'enfant pour vous, ancien élève de Ken Gyver : le sous-sol regorge de chaises en plastique. Vous faites fondre icelles, obtenez un pain homogène, et n'avez plus qu'à ficher votre montre dans le précieux explosif. La montre retarde un peu : vous avez donc largement le temps de sortir.
La rue est une friche industrielle, en périphérie de Shanghai. Toujours personne. Des traces de combat restent sur le parvis, violents à en juger par quelques corps au sol. Et votre bombe qui n'explose toujours pas (peut-être les chaises, fabriquées à Taiwan.)
La clameur qui émane de la ville monte soudain d'un ton, alors que des sons de sirène de police retentissent très loin, portés par le vent.

Que faire?

60.71% Partir en centre-ville?
10.71% Aller voir les corps?
28.57% Se cacher?
28 personnes ont répondu

Commentaires

J'adore les références Rock n' Roll de cet épisode, Dorothée, ma grand-mère, tout ça...

Ecrit par : Frenchmat | 21 février 2007

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