11 avril 2007
Loisirs créatifs : la Culture pour tous avec Blaise
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Suivez les conseils de Blaise.
Titre de l'oeuvre
Poop Music 4
Installation Peeter Hearxth, 1991
Difficulté: *
Prix: €
Espace requis: 1 salle
Impact sur gogo: +++
L'avis de Blaise: un excellent rapport qualité/prix. Utile pour recycler ses vinyls. Condamne cependant une pièce entière chez soi (déconseillé aux étudiants).
Guide de montage:
Vider une petite salle. Installer des bibliothèques vides le long des murs. Dessiner deux carrés au sol de part et d'autre du mur du fond. Prendre une cinquantaine de pochette de disques 33T et les peindre en noir. Insérer un coussin péteur dans chaque pochette, et disposer les pochettes au sol, en vrac.
Critique (à apprendre):
"Une salle indéfinie, comme un salon de musique abandonné. Au mur, des rayonnages, qui ont contenu des disques, des disques rangés, alignés, ordonnés, classés, étiquetés, parqués. En face, la trace d'une paire d'enceintes, jadis dressées comme des guérites policières : manière de rappeler que la musique aussi, en tant que refrain, est "propagande". Au sol, l'ensemble de la musique populaire occidentale. Chaque pochette renferme l'intégralité d'une discographie, mais accélérée pour ne durer que 3 secondes. Le visiteur est invité à arpenter la salle, avec ses pieds, en commençant par l'oeuvre intégrale des Beatles réduite en 3 secondes (un prout qui claque comme un drapeau). Marchant sur chaque oeuvre pour en découvrir le résumé sonore, il se crée ensuite un parcours aléatoire et ludique, comme une invitation à un ballet de la pop-postérité, dont les pets de danse seraient la trace laissée par une popstar sur une scène oubliée. Ce parcours est unique : une fois l'oeuvre-son diffusée, elle nécessite d'être regonflée, donc réappropriée. Des infinies variations qui surgissent, nait le doute; et l'hommage."
Sur l'artiste:
Peter Hearxth est sculpteur-violoniste. Ses bronze-Tzigane, son grapelli-Plâtre et surtout son stradi-Virus ont fait l'objet d'âpres controverses à Bâle. Sa série d'installations Poop Music (1990-1994) interroge non sans humour l'interdépendance implicite entre l'auditeur précaire et la postérité musicale -- mais au fond c'est bien de la définition même de l'art et du non-art qu'il s'agit.
18:30 Publié dans Art Contemporain pour les Nuls | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

Commentaires
Intéressant.
Mais tu ne t'es quand même pas beaucoup foulé pour ainsi copier/coller le catalogue de l'expo....
Ecrit par : Frederic | 12 avril 2007
Frédéric: n'est-ce pas qu'elles sont interpellantes mes oeuvres? Elles font réfléchir, hein? Comme des vraies. Trouve moi une galerie, et je les vends. Pari.
Ecrit par : Blaise | 12 avril 2007
Ca faisait si longtemps que j'attendais le retour de Blaise l'artiste contemporain! OUUÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ!
En plus, j'allais venir touhexeuprès pour mentionner une récente de mes aquisitions (hier) qui me sera d'une utilité sans égale pour commenter intelligemment, ou en tous cas sans effort, tes notes sur lard. P. ex.:
"Poop Music est une oeuvre qui ravive avec intelligence la caducité immédiate de la nouveauté en art. Elle subtilise les catégories à travers la causalité allusive de la matière-monde. L'artiste y entame les certitudes stériles en corrodant la pluralité des choix esthétiques et formels."
Voilà. Ca m'a pris moins d'une minute grâce au "Xyloglossaire artistique" de Stefan Ansermet. 20 euro, une affaire!
Ecrit par : Ludovic | 27 avril 2007
"Poop Music est une oeuvre qui ravive avec intelligence la caducité immédiate de la nouveauté en art. Elle subtilise les catégories à travers la causalité allusive de la matière-monde. L'artiste y entame les certitudes stériles en corrodant la pluralité des choix esthétiques et formels."
down on my knees, dude, down on my knees
Ecrit par : Blaise | 02 mai 2007
"down on my knees, dude, down on my knees"
Should I open my fly?
Ecrit par : Ludovic | 03 mai 2007
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