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31 mars 2008
Au Poil S.A.: le roman (1) - le titre et le genre
Depuis le temps que je fais des allusions à Au Poil S.A. le roman, je vous devais bien quelques compte rendus!
Rassurez-vous, je vous épargnerai un mur de lamentation sur la difficulté de se faire lire par un éditeur quand on est inconnu, surtout quand on est deux inconnus, les blogs en sont plein (de murs, de lamentations et d'inconnus).
Non, en revanche on va parler un peu de tout ce qu'on a fait depuis que ce livre a été fini -- et il a été fini puis remanié de nombreuses fois!
Pour accompagner le manuscrit, il semblait utile d'aider les maisons débordées, peu enclines à se plonger dans nos 200 feuillets empilés sur 17000 autres pages A4 coupantes. Un dossier de présentation s'imposait.
D'abord, commencons par le titre : Au Poil S.A., comme Au Poil, Société Anonyme. C'est le nom de l'entreprise de peluches intelligentes qui sert de cadre de départ au récit. En réalité, le titre complet du roman est :
ou comment capturer un nounours trop malin
et autres astuces pour sauver le monde (et sa copine)
Un titre un peu dans l'esprit des Tom Sharpe.
Quant au genre, on a longuement hésité et il nous semble que "roman divertissant" est assez explicite (j'avais pensé à thriller comique, polar pour rire, fiction ha ha, voire histoire crack boum pouet, mais sans doute aurait-ce été trop absurde pour un premier contact avec de potentiels éditeurs; il est dit-on préférable de leur donner envie de travailler avec vous sans mettre en péril l'intégrité de leurs nerfs).
Le livre narre les aventures d'un certain André Bobinov. D'où le sur-titre, comme pour Buck Danny ou Tintin: "Les aventures de Bobinov". Et voilà! Ah si, juste, ne pas oublier les coordonnées des auteurs en dessous. Et là, dilemme...
A suivre.
14:00 Publié dans Au Poil S.A.: le Roman | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : édition, roman, divertissant
30 mars 2008
Quand le CSA n'est pas là, les junkies dansent
Je suis passé à la soirée Technikart à l'occasion de la sortie du hors-série Littérature et du désormais traditionnel concours de manuscrits. La soirée a eu lieu dans la royale suite du Royal Monceau: vodka à volonté (dont une traître, à la poire); DJ inspiré (un individu passant de bons vieux singles de blaxploitation ne peut être foncièrement mauvais); et comme toujours, regards plutôt blasés, cheveux longs et visages poilus. Mais surtout le génie tenait à l'endroit: une suite privée d'un hôtel privé, avec invités privés... donc cigarettes à volonté en même temps que le verre d'alcool à la main! Comme au bon vieux temps... Je le redis avant que le CSA nous la joue à la Pékin: vive le tabac! vive la vodka! (et vive la citrate de béthaïne).
En revanche, la suite royale esprit 'rockstar' manquait un poil de groupies nues en transe brinquebalant des seins au dessus des tables basses, avec des rockers cuir qui déclament "We all need golden copulations" avant que de s'écrouler dans le jacuzzi débordant de coke, tandis que le bassiste frustré s'étouffe sur son médiator... Non, c'était plus littéraire. Ainsi, la baignoire ne contenait que des glaçons d'eau, destinés aux cocktails -- aucune chance de les voir s'écouler avec du champ' dans le décolleté assoiffé d'une passante propice (pourtant je me suis caché et j'ai attendu).
(séquence name dropping)
Le président du jury l'an dernier était Régis Jauffret, cette année, c'est l'excellent Eric Naulleau, fidèle à l'image que j'avais de lui en lisant ses pamphlets jouissifs. Avant, j'ai revu avec plaisir Baptiste Liger, le gourou livres qui régalait, dont j'apprécie l'intégrité et les bons conseils de lecture et d'édition. Revu également les Glimmer Twins Vincent Jaury et Gaëtan Husson, créateurs de la revue Transfuge, toujours au bon endroit au bon moment. Je les ai vus depuis le début de leur aventure et franchement, c'est impressionnant.
(fin de la séquence name dropping)
Bref, une bonne soirée, sauf pour les chargés de la corvée de nettoyage (ou corvée gerbi).
A suivre...
20:55 Publié dans Au Poil S.A.: le Roman, Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29 mars 2008
Presque malsain...
Laissez vous gagner par une certaine inquiétude au fur et à mesure qu'elle vous suit: http://cubo.cc/
Trouvé chez Vinvin.
11:40 Publié dans Vu ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 mars 2008
Tout le monde aime Pixar
Pour vous faire patienter tant que je suis à Nice avec mon bébé qui ne rit jamais (je l'ai surnommé Spleen le jeune), un fabuleux petit court métrage de Pixar...
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Pixar - Lifted - The funniest videos are a click away
13:00 Publié dans Vu ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18 mars 2008
Le savoir ancien est plus vieux que l'autre
Je livre à votre dé-sagacité ce site : la dEsencyclopédie, que je découvre en même temps que vous (je parle à ceux qui viennent de cliquer sur le lien..) Une sorte de wikipédia absurde, un quid du non-sens, bref, le genre de site que j'aurais adoré fonder!
En particulier:
- cette page, décrivant les armes qui n'existent pas, mais qui devraient...
- cette page, relatant l'histoire des poignées de porte, qui vaut son pesant de bobinettes...
- cette page, révélant la technique pour écrire un roman policier...
A suivre!
20:30 Publié dans Vu ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
14 mars 2008
Visiteur unique qui arrive ici par Google, toi aussi tu t'es fait arnaquer (*)
Nous devisions gaiement entre macaques, au bureau, et le sujet du jour était: les plus belles arnaques. Connaissez-vous celle-ci, qui ressemble fort à une légende urbaine mais qui est de loin ma préférée?
C'est en Australie (détail dont je n'ai jamais compris l'importance - ce doit être le détail mnémotechnique, toute bonne légende urbaine en a un..)
Des petites annonces proposent la vente de films pornos et autres matériels contondants et ligotant de sex-shops, à des prix de nature à faire lever l'oreille au plus endurci des lecteurs. Les commandes affluent accompagnées du réglement (chèque ou liquide, c'est selon).
Plusieurs semaines passent, pas de nouvelle, et voilà que tous les clients reçoivent par la poste une lettre de la société vendeuse, s'excusant de l'impossibilité d'honorer la commande et par là même les fantasmes de clients désormais frustrés. Bien évidemment, un chèque de remboursement est joint, donc tout va bien. Et pourtant.
Le nom de la société émettrice était en substance "Sado-maso, Sodomie et Petites Culottes Rhââah, S.A.R.L.". Seuls 15% des clients allèrent encaisser le chèque...
Moi je pense que j'aurais simplement changé de banque. Pas vous?
(*) mise en abyme de génie, mouhahahaha.
PS: elle est bien la photo hein? C'est la seule raison décente de voir le film Transformers.
15:55 Publié dans Petites Batailles Anti-modernes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11 mars 2008
Les Nouvelles à emporter (4)
Fin de transmission
Blake L. Stanford avait toujours rêvé d'être son propre patron. La hiérarchie et les contraintes le mettaient hors de lui, mais dans son secteur, l'espace, et dans son métier, astronaute solo en station orbitale internationale, il avait appris à faire des compromis. Il était en mission le 12 mars quand la comète Hilkinson-Huggins fut signalée arrivant droit sur la Terre. Le 13 mars, elle toucha le Pacifique et le 14 au matin, la Terre cessa d'envoyer des ordres. Blake L. Stanford fut comblé.
15:45 Publié dans Nouvelles à emporter | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Les nouvelles à emporter (3)
Les deux jumelles dans la tombe
La veuve Mercier était une retraitée heureuse et une femme comblée. Victime d'un mari sans le sou épousé par tendresse, elle lui était restée fidèle autant par devoir que par convenance, bien que le conjoint aigri lui reprochât sans cesse son immense fortune et l'incapacité qu'il avait à en jouir. Un incendie providentiel mit fin à la vie du grincheux. On ne retrouva jamais son corps, consumé dans les ruines du ménage. Très abîmée au visage et aux yeux, la veuve enfin libre se tenait depuis à l'écart de la lumière, entourée de jeunes gens pétillants qui l'entretenaient dans la vie de plaisirs à laquelle son rang la destinait. Elle pouvait enfin jouir de son argent, et en profita jusqu'à sa mort, l'année dernière, laissant de nombreux protégés orphelins, et quelques dettes. Ce n'est qu'au moment de la mettre en bière qu'on remarqua ses testicules: ce n'était pas la veuve, c'était le veuf Mercier.
15:15 Publié dans Nouvelles à emporter | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08 mars 2008
Vendetta souffle chez moi
Je ne vous ai jamais parlé de ma voisine du dessus.
Non seulement elle est moche et laide, mais en plus elle est conne. Pour vous dire le niveau, parfois on l'entend coincée dans ses toilettes qui crie à sa coloc à l'autre bout de l'appartement: "Tu me passes un tampon?!" On se croit dans une mairie à l'Etat-Civil!
Il y avait quelques chose d'ésotérique à entendre le boum boum tchiki tchiki boum boum de la seule chanson qu'elle possède (en plus il faut croire qu'elle est sans le sou) entrecoupé de squïïïï-squïïïïk squïïïï-squïïïïk squïïïï-squïïïïk ultrarapides entendus à des heures cryptiques (02h03, 15h28, 07h12, etc.). Quoi? Elle, des amants? Alors que Charlize Theron est encore célibataire?
Mais non, alleluia! Depuis peu, je le sais: ma voisine ne fornique pas, elle rame! le squiiik, c'est un rameur, pas un ramoneur. Je suis rassuré. A cette vitesse, elle n'aurait pas pu. Ni il (obstat, ndlr).
Nous avons changé de chambre pour y laisser notre rejeton; et chaque fois que mon fils exprime avec stridence ses doutes existentiels sur l'existence de la nourriture et d'une porte de sortie pour ses pets (la fierté de ses parents), je le porte à bout de bras vers le plafond, tel Abraham levant son bouc pour en diffuser le bruit et l'odeur à ses voisins de tente ronfleurs. Une vraie vendetta commence toujours en famille.
Quant à mon autre voisine, l'ado d'à côté, qui a le maquillage et la coupe de Working Girl et hurle comme une truie métallique qu'on égorge à la scie circulaire, elle a ses raisons. Son père la traite de "salope" (devant nous! enfin, devant notre mur), alors évidemment ça crispe.
10:30 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
07 mars 2008
Métaphysique (et casse toi)
Qu'est-ce qui aurait le plus de conséquence dans votre vie: avoir la preuve certaine que Dieu existe, ou celle qu'il n'existe pas?
A titre personnel, clairement ce serait celle qu'il existe. Non pas tellement que j'en doute (j'ai toujours fait mienne la phrase de Cioran, "Si Dieu existe, Bach en serait la preuve" - je serais tenté d'y ajouter les Stones, Caravage et un bon Bourgogne), mais en avoir la preuve, imaginez! Abyssal...
Evidemment, on serait tenté de répondre que tout dépend de sa foi ou de son intuition initiale - selon que l'on est indifférent, agnostique, athée/croyant (pour les classer du plus commode au plus "grand pari", comme dit Delanoé). Mais il me semble que le changement de perspective le plus dramatique intervient si la réponse choisie est celle de son propre "camp". Un athée ou un croyant, respectivement, qui aurait la preuve de son acte de foi, ne serait-il pas profondément bouleversé, voire cafardeux? L'agnostique demandera des références à appeler et qu'on lui épelle Dieu. Quant à l'indifférent, il reprendra un paquet de nouilles en promo pour fêter ça.
Pour parodier Sex & The City et les très profondes chroniques de Carrie Bradshaw, dont je regarde enfin les aventures (oui oui, je date), "...dans un monde où Dieu, et les orgasmes, ne sont jamais certains, le fait de se poser la question, et d'avoir un gode, ne constituent-ils pas des débuts de réponse?..."
13:10 Publié dans Petites Batailles Anti-modernes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

