30 avril 2008
Devinette: c'est quoi un ouvrier qui a son poing enfoncé dans le cul d'un âne?
... Un mécanicien Amish.
Hum.
Blague extraite du fantastique spectacle de Jeff Dunham, acteur américain, comique de stand-up et surtout ventriloque, dont voici un extrait sous-titré. Je vous recommande chaudement de visionner l'ensemble de son spectacle (disponible par tous les moyens que la morale réprouve, y compris en petits morceaux comme celui-ci...)
C'est vrai, ça fait combien de temps que 1) vous n'aviez pas vu de ventriloque, qui 2) vous avait fait rire? Mais au fait, comment ça marche ventriloque? Moi quand j'essaie, j'arrose...
12:40 Publié dans Hommage à l'Humour Fondateur | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : jeff dunham, ventriloque, ahmed, amish
Merci Môman Gouvernement
Mais au fait, connaissez-vous quelqu'un qui soit déjà allé sur le site www.mangerbouger.fr ?
12:30 Publié dans Petites Batailles Anti-modernes | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
28 avril 2008
La première gorgée de vers, et autres plaisirs 'minuscules"..
Connaissez vous 'Minuscule', une série animée française à la Tex Avery mettant en scène des insectes en 3D dans des décors naturels, façon Microcosmos sous champignons acides?
Le site officiel est ici, et pour vous donner l'eau à la bouche, un petit film parmi les nombreux disponibles sur le net:
17:40 Publié dans Vu ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
26 avril 2008
Comment j'ai découvert le plaisir à moitié prix
Il ne faut jamais confier ses fesses à un inconnu. Cette règle élémentaire de survie dans certains quartiers pittoresques de Paris s'applique aussi aux masseurs; j'ai pu le constater récemment.
Un oeil un peu exercé aura remarqué qu'après les restaurants chinois, les restaurants japonais, les friperies et les épiceries, la dernière étape dans l'expansion horizontale des commerçants chinois consiste à ouvrir des salons de massage à prix cassés. L'un de ceux-ci a ouvert en bas de chez moi.
Or j'ai toujours été enclin à me faire palper. Il m'est difficile de résister à l'appel d'une main grasse et indifférente sur mes reins. En plus, j'aime être oint. ("Oins, oins", comme dit le anard qu'on va laquer, blague politique chinoise hélas intraduisible).
J'ai donc poussé la porte de l'officine, ignorant une vitrine opaque couverte de promesses de félicité, du style "Yang Tsé Kiang le long massage tranquille". Derrière un comptoir enfumé d'encens, avait été élevée sur un tabouret une femme entre deux âges (disons 60 et 70) qui attendait le premier client. Le lieu sentait encore la peinture, le thé et un je ne sais quoi de sulfureux.
"Je viens prendre rendez-vous pour un massage", mentis-je (j'entrais juste pour voir, bien sûr). "Oui, nous avons massage et rendez-vous, oui", susurra l'ancêtre. Elle me tendit un menu, recyclé du restaurant précédent: il restait les numéros des plats à côté des choix de massages. Quand j'ai vu "112 - La main dans le sac", "69 - Lotus Ouvert à la Rosée", "56 - Mandalaïe-la-main (remise en forme tonique)", "87 - Sentiment Vaporeux", "12 - Plénitude Ambrée", "24 - Soupir Extatique" et autres réminiscences de mes déjeuners chez Oh Poivrier!, j'ai craqué. Je vous devais cette expérience, mes chers lecteurs... Mon choix s'est porté sur "79 - Ying & Yang Total Régal", option futon (le top, m'assura-t-on).
Quelques instants plus tard, je suis au ras du sol sur un matelas-feuille, le temps d'avoir fait valser pantalon et t-shirt dans un coin, et j'attends la masseuse. C'est alors que je remarque le fond sonore: la musique qui accompagne l'ambiance "temple et jungle" me semble familière. Oui, c'est bien la petite musique de nuit rejouée au piccolo et à la cythare. Une jeune femme entre, vêtue d'une robe traditionelle (d'où? je ne sais). Elle montre mon caleçon en secouant la tête, "pas garder, mieux sans". Ah. Un coup d'oeil à la porte entr'ouverte... Conciliabule avec moi-même: fuir en calebute, traverser la rue, me cacher une quinzaine d'années? Mouais. En même temps, au point où j'en suis... Me voici donc nu comme un vers, allongé face contre terre, une serviette jetée sur mes fesses. La mort dans l'âme, j'attends le viol, les bambous puis la mort lente. Je me console en me disant qu'avec un peu de chance, je finirai ce soir dans un nem (voire un nem commandé par un salarié consciencieux resté en heures sup, hé hé). Une sensation soudaine et inédite me ramène à la raison: ma masseuse VIENT DE S'ASSEOIR SUR MES FESSES!!!! ELLE VEUT MON CORPS (enfin je crois)!!! Je ne suis plus que tension et muscles bandés. Enfin, j'espère pas trop... Et si jamais... Non, j'enfonce mon visage dans le matelas et je pense très fort à moi dans un nem, moi dans un nem, moi dans un nem, moi dans... un rouleau de printemps... Non!!!
Ouf, le massage commence. Pas si mal. Tant que je n'ai pas à me retourner, après tout.. Tiens, c'est agréable dans l'aine, aussi: il y a des points d'acupression. Ca passe à deux doigts. La vraie douleur ne vient qu'au malaxage des extrémités: avec ses petits ongles de sadique, elle me perce les paumes, elle me tibétise la plante des pieds! Je me retiens de hurler - les doigts de l'homme, merde! Puis vient l'heure de se retourner. A ce stade, plus rien ne peut m'arriver. J'affronte avec bravoure les poings enfoncés dans mon gras, les pouces sous les aisselles, je prends tout et je râle. Je passe sur le canon de Pachelbel réarrangé à coups de gongs qui ponctuent mon agonie.
C'est la fin. Je m'extrais péniblement du matelas-suaire remodelé par mes écartèlements, et je me rhabille, seul, si seul, luisant d'huile et de larmes amères. J'ai honte de sortir et de me présenter vaincu, la queue entre les jambes. J'ouvre la porte: elles sont toutes là, les masseuses en kimono, leur chevelure soyeuse flottant dans les effluves d'encens, assies devant le comptoir de leur mère maquerelle (elle compte des billets). Et elles parlent, et elles rient. J'ai été dominé. Je suis leur pute.
Au final, que dire? Eh bien, c'était pas mal du tout. Mais n'oubliez pas: massage à prix cassé, gare aux coup de bambou...
18:45 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25 avril 2008
Au Poil S.A.: le roman (2) - Pseudo ou pas pseudo?
Ecrire à quatre mains sur un clavier, ça fait peur aux enfants, surtout quand c'est une seule et même personne qui écrit.
Nous heureusement, on est deux.
Mais même être à deux ça effraie. Difficile pour un éditeur, ça ne facilite pas la promo; suspect, même, à l'opposé du statut d'écrivain solitaire au passé mystérieux, cher aux ménagères amoureuses. Pourtant, on n'est pas des écrivains, j'insiste, on est juste des auteurs dont la seule ambition et de divertir en jouant avec le lecteur. Et dans ce cas précis, il est plus efficace d'être à deux (et puis c'est plus rigolo pour travailler).
Non, surtout, nos noms sont aussi peu sexy qu'une peau de salami sur une jarretière. Emmanuel D. et Jean-Baptiste M.
Alors se pose la question du pseudo.
Un pseudo unique, du style Hergé, Coluche, Dany Brillant? Un anagramme, Voltaire, Sébastien Japrisot, Avida Dollars? Deux noms accolés façon Boileau Narcejac, Gon Court, ou Shake Speare? Deux prénoms, à la "Canal+ c'est sympa on se tutoie", genre Omar & Fred, Nicolas & Bruno, Kad & Olivier, ou encore à la "Nouvelle Star Academy on a des faux prénoms de cool", genre Ohmarr & Frède, Nickola & Pruno, Khaddie & Ollivié?
Le doute m'habite.
12:40 Publié dans Au Poil S.A.: le Roman | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22 avril 2008
Alice au pays d'énerveille
On se souvient de l'annulation en 2005 du "Festival des Films Français Sans Gérard Depardieu", qui avait fait grand bruit (voir nos archives).
On apprend aujourd'hui que c'est carrément la "Grande Sauterie Annuelle des Films Populaires Sans Alice Taglioni" qui est menacée, faute d'un nombre suffisant de films présentés. Le jury, principalement féminin, se désole.
Le mâle en moi apprécie toujours une bonne figurante qui pigeonne, mais de là à ce qu'elle 1) parle puis 2) élimine toutes les autres espèces, façon pigeon parisien, non! Arrêtez de la nourrir! Laissez vivre les actrices!
En plus, son nom de scène... Je la confonds toujours avec une marque de pâtes fraiches.
(PS: oui, certains pigeons parisiens parlent.)
14:50 Publié dans Chroniques culturelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
Etudions le Resse antique
Une sympathique interview de notre Resse national: ici.

"Parfois je me sens raplapla",
nous confie l'illustre blogueur.
14:05 Publié dans Vu ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16 avril 2008
Mon bureau. Mon ascenseur. Hier.

08:40 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07 avril 2008
Nouvelles à emporter (5)
Un sécateur simple
Emerveillé par la douceur soyeuse de ses rosiers, Daniel ne vivait que pour son sécateur. Il ne s'en séparait jamais, sauf le matin, de peur de le faire rouiller lors des ablutions quotidiennes auxquelles il s'adonnait, dans la baignoire de sa mère qu'il partageait depuis trente ans. Chômeur sans histoire, célibataire sans histoires, son amour du jardin occupait son esprit et consolait sa vieille maman.
Veuve et retraitée, celle-ci avait élevé avec succès quatre filles, toutes bien mariées à l'autre bout du monde. Elle se lamentait désormais sur Daniel, son petit dernier, le garçon du miracle qui avait fait la dernière joie de son père -- maintenant, le raté qui taillait les rosiers. Avec une maigre pension de veuve pour subsister avec son fils, elle espérait comme à chaque nouveau printemps qu'il s'en aille. Qu'on lui enlève enfin cette épine du pied.
A ces mots, son fils sut quoi faire. Il sortit son sécateur et s'approcha.
19:00 Publié dans Nouvelles à emporter | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
03 avril 2008
Acunipuncteur : les femmes crient Grasse
11:00 Publié dans Vu ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

