26 juin 2008
Le Retour du Feuilleton de l'Eté: EPISODE 35
Précédemment, dans Ken Cantal (histoire complète: ici de bas en haut)
Vous êtes Ken Cantal, agent secret français formé à Vulcania, la prestigieuse école d'espionnage d'Auvergne.
L'heure est grave, ça tic-tac de stress : un missile vient de détruire le congrès du G8 à Sidney, tandis qu'une vague d'attentats à la bombe sale a lieu dans plusieurs métropoles de la planète, notamment à Shanghai où on vous retrouve après plusieurs péripéties. Ces attentats ont été causés par des pastèques, génétiquement modifiées pour contenir des substances radioactives, et qui implosent une fois déballées sur les marchés de primeurs. Si, c'est prouvé! Ces pastèques aux pépins fatals (mais brefs) ont semble-t-il été préparées quelque part en France, puis convoyées dans les villes cibles. Vous faites équipe avec Simone, une jeune femme qui "travaillait" pour un réseau international d'activistes francophones, le FUCC (Francophonie Unifiée Commonwealth Caca), au rôle trouble dans ces attentats. Simone semble désormais fiable. Arrivant sur les lieux de l'attentat à Shanghai, vous prenez en filature de fausses ambulances qui profitent du chaos pour passer en force... Vous êtes avec Simone au milieu d'une scène de guerre entre ces mystérieux commandos et les gardes d'un bâtiment officiel chinois.
EPISODE 35
Depuis votre stage ouvrier chez Renault, vous avez toujours rêvé de vous accoupler dans une camionnette accidentée. C'est presque allégorique: le tête-à-queue prolétaire, la lutte des classes qui finit en coup de rein dans le mur. On comprend votre excitation aujourd'hui, dans cette ambulance toute fumante et retournée, au beau milieu d'une avenue vide de la principale ville chinoise.
Une irrésistible pulsion se répand dans vos reins et coule à votre cerveau : vous êtes toujours tête en bas à l'avant du véhicule accidenté, et Simone rampe le long de votre corps moite pour atteindre la portière éventrée qui vous jouxte. Est-ce une noble libido, ou juste du vulgaire sang qui vous monte à la tête (en bas, donc)? Il faut faire quelque chose, en savoir plus! Pris d'une inspiration subite, au faît de cette créativité qui fit de vous l'agent secret que tous s'arrachent, vous lâchez votre arme, et pétrissez à pleines mains la sublime croupe offerte.
Suprise entre le levier de vitesse qui pendouille et la boîte à gants qui bée, Simone se laisse d'abord faire. Elle grogne quelque chose à votre intention: une oreille froidement objective aurait entendu "Laisse moi passer, merde!", mais vos sens égarés ont cru percevoir un délicieux râle "Lèche moi le fessier, mec!" Alors vous y allez à fond! Pieds et jambes agrippés à votre fauteuil pour ne pas tomber, tête en bas, le cou tordu vers le haut pour tendre la langue vers les rondeurs coincées de Simone, vous êtes, disons-le, dans une position ridicule. D'ailleurs, lorsqu'il vous aperçoivent, les rares survivants au massacre qui fait rage dehors s'esclaffent.
Simone se débat. Un coup de coccyx très brutal dans le menton vous ramène à la réalité. Vous ne vous retenez plus et vomissez longuement, ignorant les hurlement dégoûtés de votre partenaire qui tortille du bassin pour éviter la douche. Elle arrive à sortir et vous la suivez, louvoyant derrière elle, l'estomac encore mal assuré. Vous n'avez plus d'arme, mais elle oui.
Surpris à revers, occupés à tirer sur les survivants de l'ambulance, les quelques commandos hostiles sont vite envoyés aux tapis (un marchand mort au marché ayant laissé son stock). Où sont passés les autres commandos? Les soldats qui protégeaient le bâtiment ont été balayés, et la barrière d'entrée gît comme un sabre laser tordu.
Vous vous avancez prudemment dans l'enceinte; au loin, l'entrée de l'immeuble vous apparaît déserte. Devant vous, une esplanade qui sert de parking contient quelques véhicules blindés. Une banque? Vu le niveau de sécurité qui l'entoure, et les moyens employés par les terroristes pour leur attaque suprise, c'est au moins une banque centrale! (c'est là que vous regrettez de mal comprendre les idéogrammes).
Un camion-benne rempli de pastèques est garé au loin sur le parking de gauche. A droite, il vous semble entendre des éclats de rires près d'un petit bâtiment annexe. Vous hoquetez un petit coup, puis vous avisez.
Que faites-vous?
| 10% | Vous vous approchez du camion de pastèques? | |
| 5% | Vous entrez dans la banque à pied? | |
| 10% | Vous vous approchez des éclats de rires? | |
| 5% | Vous vous approchez d'un des véhicules blindés? | |
| 70% | Vous utilisez Simone comme appât? |
20 personnes ont répondu à ce sondage
12:05 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20 juin 2008
Au Poil S.A. (3) : genre et inspiration
Après avoir réfléchi au titre et au nom d'auteur, il reste à bien être identifié. Une manière d'éviter un bête malentendu avec un éventuel éditeur, c'est de savoir de quoi on parle.
C'est triste à dire, quoique au fond très légitime, mais on est tous étiqueté, marketé comme des yaourts (nature, bio, équitable, allégé, avec morceaux, sans morceaux, à cuiller, à boire, à lécher) et quand une maison d'édition va vouloir lancer un nouveau livre, elle aura besoin de le positionner. Par exemple, il y a un segment de marché encore peu compétitif pour les thrillers érotiques bulgares équitables avec des morceaux allégés à lécher.
Alors Au Poil S.A., quel est son genre, son inspiration? D'où tu me causes, toi, petit, qui vient de tuer un arbre avec tes 200 pages (oui, bon, des pages épaisses: je les grave)??
Eh bien soit, puisque gentiment vous me posez la question, je vais y répondre. Hommage aux auteurs qui nous ont nourris, notre histoire est un roman divertissant dans l’esprit des "romans populaires drolatiques" souvent anglo-saxons (Jerome K. Jerome, Tom Sharpe, P.G. Wodehouse, Saki, San Antonio), à forte dimension visuelle (Gaston Lagaffe, Blake Edwards, Friends) et parfois absurde (Marx Brothers, Robert Benchley, Monty Python, Tex Avery, Dilbert).
Je sais ce que vous allez dire, cher éditeur ami: ce genre n'a jamais été tellement représenté en France, c'est risqué, et en plus on a des manies (le djembé m'irrite). C'est vrai. C'est bien le problème, on doit travailler comme des malades pour espérer apporter notre petite pierre. On y arrivera peut-être pas, mais au pire j'ai un plan B : on créera une secte avec nos disciples (on se réunira la nuit pour faire des sacrifices humains comiques, ça tombe bien je connais un boucher et il y a une crèche près de chez moi. Je vous expliquerai.)
13:00 Publié dans Au Poil S.A.: le Roman | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
16 juin 2008
Houhou
Ca fait un bail quand même. Quelqu'un a vu Blaise? Houhou? Emmanuel?
Déjà, je termine de m'inscrire sur twitter, pour essayer.
Mise à jour: en fait Twitter c'est génial comme idée mais je crois que je vais rester en retrait, il y a trop de risque de ne faire plus que ça, je me vois déjà totalement aspiré!
Allez, je me remets au travail avec assiduité!
06 juin 2008
Splendeur et misère des courtisanes autonomes
Vu chez Vinvin, cette pub qui m'a bien fait rire:

Dans le même esprit, je reçois un email courtois m'invitant à une sauterie la semaine prochaine, à l'occasion du lancement de la boutique en ligne "Perfect Woman". L'auteur dit s'occuper d'une société de robotique, AI Robotics, qui a mis au point Lisa, la première femme-robot autonome conçue pour satisfaire tous les désirs masculins... C'est très bien fait, ici.
La question est: dans quel cerveau malade d'agence interactive a germé l'idée d'organiser cette fausse rumeur? (ça se saurait si c'était vrai, une femme-robot autonome! Même dans Metropolis ça ne marchait pas)!
10:50 Publié dans Vu ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05 juin 2008
Le dit et l'odeur
Vous avez remarqué à quel point il est difficile à nous autres, modernes, de décrire par des mots une odeur, un parfum, un fumet?
Faites donc l'exercice, bande de petits malins. (Et Patrick Süskind, si tu nous lis, respect, man!)
Un jour on aura tous notre capteur/diffuseur d'odeur sur soi, relié à internet (ça commence déjà ici) et on n'aura même plus besoin de décrire, de raconter, de comparer, ou de symboliser. Ce sera le stade ultime du progrès, la victoire tant attendue de la matière sur l'esprit! Huxley en rêvait déjà dans son Meilleur des Mondes: "Il nous faut choisir entre le bonheur et ce que l'on appelait autrefois le grand art. Nous avons sacrifié le grand art. Nous avons à la place le Cinéma Sentant et l'orgue à parfums".
13:20 Publié dans Brèves: Folie Ordinaire | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03 juin 2008
Révisons le Bac 2008: nouvelle épreuve, le clip laitier
C'est super, t'as eu la palme d'or avec tes amis, t'es plus intelligent maintenant, c'est le cercle des racailles disparues. Bon, il faut maintenant réviser le bac 2008. C'est facile.
Regarde ceci... et réponds ensuite aux questions suivantes:
- Quel est le moment le plus drôle? Pourquoi? Comment appelle-t-on l'instrument bizarre à clochettes que la chanteuse secoue à ce moment?
- Dirais-tu que c'est parce qu'on a une grosse poitrine qu'on se tient voûté, ou parce qu'on se tient voûté qu'on a une grosse poitrine? As-tu essayé?
- Quel animal t'évoque le plus la chanteuse? Quel métaphore devines-tu entre le produit de cette animal et la couleur des vêtements de la chanteuse? Répète le mot métaphore. Si tu as dit 'META!!!', tu sors.
- Les musiciens que l'on voit en arrière-plan sont des faux, des androïdes de synthèse. Es-tu d'accord? Trouve 3 indices. - David Bowie a produit cette chanson. Où s'est-il caché?
- Chaque coup de tambour raisonne comme un cercueil que l'on cloue chaque fois un peu plus. Qui est dans le cercueil?
- Cheveux sales, idées courtes. Développe.
11:30 Publié dans Vu ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
