26 avril 2008
Comment j'ai découvert le plaisir à moitié prix
Il ne faut jamais confier ses fesses à un inconnu. Cette règle élémentaire de survie dans certains quartiers pittoresques de Paris s'applique aussi aux masseurs; j'ai pu le constater récemment.
Un oeil un peu exercé aura remarqué qu'après les restaurants chinois, les restaurants japonais, les friperies et les épiceries, la dernière étape dans l'expansion horizontale des commerçants chinois consiste à ouvrir des salons de massage à prix cassés. L'un de ceux-ci a ouvert en bas de chez moi.
Or j'ai toujours été enclin à me faire palper. Il m'est difficile de résister à l'appel d'une main grasse et indifférente sur mes reins. En plus, j'aime être oint. ("Oins, oins", comme dit le anard qu'on va laquer, blague politique chinoise hélas intraduisible).
J'ai donc poussé la porte de l'officine, ignorant une vitrine opaque couverte de promesses de félicité, du style "Yang Tsé Kiang le long massage tranquille". Derrière un comptoir enfumé d'encens, avait été élevée sur un tabouret une femme entre deux âges (disons 60 et 70) qui attendait le premier client. Le lieu sentait encore la peinture, le thé et un je ne sais quoi de sulfureux.
"Je viens prendre rendez-vous pour un massage", mentis-je (j'entrais juste pour voir, bien sûr). "Oui, nous avons massage et rendez-vous, oui", susurra l'ancêtre. Elle me tendit un menu, recyclé du restaurant précédent: il restait les numéros des plats à côté des choix de massages. Quand j'ai vu "112 - La main dans le sac", "69 - Lotus Ouvert à la Rosée", "56 - Mandalaïe-la-main (remise en forme tonique)", "87 - Sentiment Vaporeux", "12 - Plénitude Ambrée", "24 - Soupir Extatique" et autres réminiscences de mes déjeuners chez Oh Poivrier!, j'ai craqué. Je vous devais cette expérience, mes chers lecteurs... Mon choix s'est porté sur "79 - Ying & Yang Total Régal", option futon (le top, m'assura-t-on).
Quelques instants plus tard, je suis au ras du sol sur un matelas-feuille, le temps d'avoir fait valser pantalon et t-shirt dans un coin, et j'attends la masseuse. C'est alors que je remarque le fond sonore: la musique qui accompagne l'ambiance "temple et jungle" me semble familière. Oui, c'est bien la petite musique de nuit rejouée au piccolo et à la cythare. Une jeune femme entre, vêtue d'une robe traditionelle (d'où? je ne sais). Elle montre mon caleçon en secouant la tête, "pas garder, mieux sans". Ah. Un coup d'oeil à la porte entr'ouverte... Conciliabule avec moi-même: fuir en calebute, traverser la rue, me cacher une quinzaine d'années? Mouais. En même temps, au point où j'en suis... Me voici donc nu comme un vers, allongé face contre terre, une serviette jetée sur mes fesses. La mort dans l'âme, j'attends le viol, les bambous puis la mort lente. Je me console en me disant qu'avec un peu de chance, je finirai ce soir dans un nem (voire un nem commandé par un salarié consciencieux resté en heures sup, hé hé). Une sensation soudaine et inédite me ramène à la raison: ma masseuse VIENT DE S'ASSEOIR SUR MES FESSES!!!! ELLE VEUT MON CORPS (enfin je crois)!!! Je ne suis plus que tension et muscles bandés. Enfin, j'espère pas trop... Et si jamais... Non, j'enfonce mon visage dans le matelas et je pense très fort à moi dans un nem, moi dans un nem, moi dans un nem, moi dans... un rouleau de printemps... Non!!!
Ouf, le massage commence. Pas si mal. Tant que je n'ai pas à me retourner, après tout.. Tiens, c'est agréable dans l'aine, aussi: il y a des points d'acupression. Ca passe à deux doigts. La vraie douleur ne vient qu'au malaxage des extrémités: avec ses petits ongles de sadique, elle me perce les paumes, elle me tibétise la plante des pieds! Je me retiens de hurler - les doigts de l'homme, merde! Puis vient l'heure de se retourner. A ce stade, plus rien ne peut m'arriver. J'affronte avec bravoure les poings enfoncés dans mon gras, les pouces sous les aisselles, je prends tout et je râle. Je passe sur le canon de Pachelbel réarrangé à coups de gongs qui ponctuent mon agonie.
C'est la fin. Je m'extrais péniblement du matelas-suaire remodelé par mes écartèlements, et je me rhabille, seul, si seul, luisant d'huile et de larmes amères. J'ai honte de sortir et de me présenter vaincu, la queue entre les jambes. J'ouvre la porte: elles sont toutes là, les masseuses en kimono, leur chevelure soyeuse flottant dans les effluves d'encens, assies devant le comptoir de leur mère maquerelle (elle compte des billets). Et elles parlent, et elles rient. J'ai été dominé. Je suis leur pute.
Au final, que dire? Eh bien, c'était pas mal du tout. Mais n'oubliez pas: massage à prix cassé, gare aux coup de bambou...
18:45 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16 avril 2008
Mon bureau. Mon ascenseur. Hier.

08:40 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
30 mars 2008
Quand le CSA n'est pas là, les junkies dansent
Je suis passé à la soirée Technikart à l'occasion de la sortie du hors-série Littérature et du désormais traditionnel concours de manuscrits. La soirée a eu lieu dans la royale suite du Royal Monceau: vodka à volonté (dont une traître, à la poire); DJ inspiré (un individu passant de bons vieux singles de blaxploitation ne peut être foncièrement mauvais); et comme toujours, regards plutôt blasés, cheveux longs et visages poilus. Mais surtout le génie tenait à l'endroit: une suite privée d'un hôtel privé, avec invités privés... donc cigarettes à volonté en même temps que le verre d'alcool à la main! Comme au bon vieux temps... Je le redis avant que le CSA nous la joue à la Pékin: vive le tabac! vive la vodka! (et vive la citrate de béthaïne).
En revanche, la suite royale esprit 'rockstar' manquait un poil de groupies nues en transe brinquebalant des seins au dessus des tables basses, avec des rockers cuir qui déclament "We all need golden copulations" avant que de s'écrouler dans le jacuzzi débordant de coke, tandis que le bassiste frustré s'étouffe sur son médiator... Non, c'était plus littéraire. Ainsi, la baignoire ne contenait que des glaçons d'eau, destinés aux cocktails -- aucune chance de les voir s'écouler avec du champ' dans le décolleté assoiffé d'une passante propice (pourtant je me suis caché et j'ai attendu).
(séquence name dropping)
Le président du jury l'an dernier était Régis Jauffret, cette année, c'est l'excellent Eric Naulleau, fidèle à l'image que j'avais de lui en lisant ses pamphlets jouissifs. Avant, j'ai revu avec plaisir Baptiste Liger, le gourou livres qui régalait, dont j'apprécie l'intégrité et les bons conseils de lecture et d'édition. Revu également les Glimmer Twins Vincent Jaury et Gaëtan Husson, créateurs de la revue Transfuge, toujours au bon endroit au bon moment. Je les ai vus depuis le début de leur aventure et franchement, c'est impressionnant.
(fin de la séquence name dropping)
Bref, une bonne soirée, sauf pour les chargés de la corvée de nettoyage (ou corvée gerbi).
A suivre...
20:55 Publié dans Au Poil S.A.: le Roman , Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08 mars 2008
Vendetta souffle chez moi
Je ne vous ai jamais parlé de ma voisine du dessus.
Non seulement elle est moche et laide, mais en plus elle est conne. Pour vous dire le niveau, parfois on l'entend coincée dans ses toilettes qui crie à sa coloc à l'autre bout de l'appartement: "Tu me passes un tampon?!" On se croit dans une mairie à l'Etat-Civil!
Il y avait quelques chose d'ésotérique à entendre le boum boum tchiki tchiki boum boum de la seule chanson qu'elle possède (en plus il faut croire qu'elle est sans le sou) entrecoupé de squïïïï-squïïïïk squïïïï-squïïïïk squïïïï-squïïïïk ultrarapides entendus à des heures cryptiques (02h03, 15h28, 07h12, etc.). Quoi? Elle, des amants? Alors que Charlize Theron est encore célibataire?
Mais non, alleluia! Depuis peu, je le sais: ma voisine ne fornique pas, elle rame! le squiiik, c'est un rameur, pas un ramoneur. Je suis rassuré. A cette vitesse, elle n'aurait pas pu. Ni il (obstat, ndlr).
Nous avons changé de chambre pour y laisser notre rejeton; et chaque fois que mon fils exprime avec stridence ses doutes existentiels sur l'existence de la nourriture et d'une porte de sortie pour ses pets (la fierté de ses parents), je le porte à bout de bras vers le plafond, tel Abraham levant son bouc pour en diffuser le bruit et l'odeur à ses voisins de tente ronfleurs. Une vraie vendetta commence toujours en famille.
Quant à mon autre voisine, l'ado d'à côté, qui a le maquillage et la coupe de Working Girl et hurle comme une truie métallique qu'on égorge à la scie circulaire, elle a ses raisons. Son père la traite de "salope" (devant nous! enfin, devant notre mur), alors évidemment ça crispe.
10:30 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
29 février 2008
Paternité: bas âge & bondage
Après 17 jours de vie de l'adorable créature que nous avons prénommée G., et qui enchante l'appartement (et la poubelle), j'ai fait une découverte qui m'a laissé quelque peu perplexe: pour l'aider à calmer le mal être qu'il lui prend parfois d'exprimer par des cris ou des râles, la meilleure solution que j'ai trouvée consiste à l'emmailloter dans une couverture en lui faisant écouter de la musique. Classique, me direz-vous, bande de blasés des chiards. Mais ma perplexité vient du fait que la musique la plus efficace pour le calmer, c'est un titre de Velvet Underground & Nico. Et pas n'importe quel titre! Un qui cause de botte en cuir brillant qu'il faut lécher, de fouet à goûter, de larmes de couleur...
Oui, exactement, mon fils trouve la paix ligoté en écoutant Venus in Furs!!
Suis-je un mauvais père? L'initiation à Sacher-Masoch est-elle prématurée?
Pour compenser, ce soir j'ai mis en douce American Recording III de Johnny Cash, la reprise de Personal Jesus. Il a eu l'air de goûter aussi.
01:13 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
19 février 2008
Je suis papa!!
et c'est désormais officiel : entre deux changements de couches...
...Le retour de Ken Cantal
Ca va vous sinon depuis le temps?
22:55 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
04 janvier 2008
Oups... Bah trop tard
Je suis désolé: le sablier m'a échappé des mains.
Alors du coup évidemment on est en 2008 maintenant, c'est con quand même.
Le temps me semble passer de plus en vite... 2008, l'année de la fuite!! comme disent les plombiers optimistes.
Une bonne année à vous tous, mes amis, et puissent vos ennemis être ballonnés.
Beaucoup de choses sont en préparation ici, beaucoup de choses... Wait & See.
01:14 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
16 novembre 2007
Note froissée ramassée dans une poubelle
Je me sens un peu orphelin du départ de Vinvin en Amérique (mieux que Vinvin au Congo, cela dit, en tout cas pour le Congo). Un ami qui s'en va; une ville que j'adore, où j'ai travaillé durant mes études; deux brins de nostalgie... Des projets remis à plus tard, aussi.
Du coup j'ai envie de monter la température ici, de raconter un peu plus mes insignifiantes aventures, en un mot de sortir un peu de la froide inhumanité de ce blog.
"Alors voilà." (*)
- Vous avez vu dans les facs? Ces faux étudiants encagoulés qui débattent de base-ball en criant "Halte à la dictature de la démocratie", ça me fout en rogne. Ils refusent un "Mastère Coca Cola"! Mais ils préfèrent quoi, un job McDo?
- Je suis enfin allé à la nouvelle Cinémathèque, à Bercy, samedi dernier, et ça fait presque une semaine que je cherche à en parler ici de manière glacée et sophistiquée, mais en vain car au fond ce n'est pas si intéressant. On s'est garé dans un parking ambiance THX 1138, sous la sinistre Bibliothèque Nationale, bâtiment ayant remporté haut la main son statut de table basse retournée (vous avez remarqué les horribles haies emprisonnées sous des grillages? tout un symbole). Puis on a emprunté la passerelle SixNonnes à Bavoir, vraiment magnifique de nuit malgré son nom, et enfin descendu une volée de marches jusqu'à un grand jardin jouxtant le Palais Omnisport (chaque fois que j'entends ce nom je sens une odeur d'aisselle).
Tout cela a de la gueule : ce quartier neuf de Paris transporte le promeneur dans une ville étrangère, dynamique et moderne - genre Londres ou Barcelone. Enfin, moderne, disons plutôt futuriste, voire postérieure à la disparition du dernier homme et du dernier commerce, quand il ne reste que les lignes et les lumières. Tout est à l'avenant : la cinémathèque est un joli bâtiment glacial et vide, et le distributeur de Twix est bien commode dans la mesure où il existe, ce qui n'est pas le cas des restaurants. On vous vend un ticket pour Sacha Guitry (le brillant "Si Paris nous était conté" (1955), où Guitry retourne avec son humour corrosif les clichés historiques), et c'est là que vous prenez conscience avec horreur que vous faites la queue parmi 327 profs d'histoire, 45 crânes rasés, 67 foulards bohême et 129 iPod Rebel.
Au bout du 12ème "CHUUUUT!!" que vos voisins crient à la salle, vous vous rendez compte que 1) ils sont vraiment antipathiques et pas juste à cause de leurs écharpes pendantes, et 2) l'odeur d'aisselle ne vient pas du palais omnisport, mais des habitués de la Cinémathèque qui ne se sont pas lavés depuis le discours d'inauguration d'Henri Langlois en 1968.
Sérieusement, bel endroit, programmation excellente, mais pourquoi sont-ils si sales?
Sinon, tombé sur Les Experts cette semaine. C'est moi ou cette série est l'adaption télévisée de Mickey Enigme?
"Eh bien continuons." (**)
--Jeu Au Poil--
Quelle pièce de théâtre écrite par un people français ayant eu des liens forts avec la passerelle citée ci-dessus commence par (*) et finit par (**) ? Le premier qui trouve gagne un cadeau.
23:10 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
07 novembre 2007
La 'Marmote' la moins cool de la semaine (et on est déjà mercredi)
Je viens de découvrir qu'une certaine Marmote suçait intégralement Au Poil S.A. pour le resservir à ses lecteurs. Citer ses sources doit être trop fatigant pour ses doigts.
De surcroit, elle efface mes commentaires au fur et à mesure et refuse de répondre.
Je suis écoeuré et bouleversé.
J'attends de m'expliquer avec elle.
Mise à jour: la demoiselle semble avoir depuis sabordé ses deux blogs, Marmote et Erotiquez-moi, et s'être ensuite suicidée de sa plateforme Blog.fr... C'est dommage, j'aurais préféré parler avec elle avant (il n'est pas trop tard!! Come to daddy!! Sinon je demande à Sarkozy d'aller la chercher, na).
Tiens, en voilà une question qui fait réfléchir: le présent continu du web, au-delà de la mort. Terrifiant... Des 50 millions de personnes inscrites sur Facebook aujourd'hui, combien sont mortes, sans qu'on ne le sache encore?
Brrr. Les morts et les réseaux. Il y avait un film japonais mémorable et glaçant sur le sujet : Kairo. Je me demande d'ailleurs s'il n'a pas fait l'objet d'un remake américain.
Ca va vous sinon? De gaies perspectives? La nouvelle mise en page vous plaît? Vous voulez que je vous raconte plus de choses? Vous êtes contents? Prout?
15:00 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
17 octobre 2007
Comme dirait Keanu Reeves, "Wouoh"
16 octobre 1977.
Putain 30 ans...
(Et papa dans 4 mois...)
Oui, "Wouoh".
00:22 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
28 août 2007
Courant d'air
Rentré de vacances.
C'est dur.
Un bon été indien est un été indien mort.
Pas trop le temps de poster, entre le tome 7 d'Harry Potter à finir (j'ai les 6 premiers tomes dans les pattes depuis 2 semaines, je suis dedans jusqu'à la baguette), et surtout le temps à trouver pour finir le blind test "ceinture noire" d'Hervé...
On se revoit très bientôt les amis...
12:45 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
03 août 2007
Avis à la population!!
"Avis à la population !
Au pays de L'Empereur Ketchup
Les Enfants sont rois et ils font la loi !
Tournicoti, tournicoton...
C'est l'année zéro de la Rébellion.
L'heure de la révolte a enfin sonné...
L'état de l'enfant roi est partout proclamé !!!"
(Bérurier Noir, 1986)
Après cette citation en exergue qui présente l'intéressant avantage de n'avoir aucun rapport avec rien, je viens vous dire que j'abandonne ce soir les cieux gris de Paris, pour rejoindre ceux de Bretagne, avant de grenouiller autour de Nice.
Il est en conséquence possible que mes accès web s'en ressentent...
Je serai de retour la dernière semaine d'août, et je vous dois des millions de choses, infidèle que je suis:
Oui, il y aura du Ken Cantal!...
Oui, il y aura du Nespresso!...
Oui, il y aura même plein plein plein d'autres surprises (hé hé) ( <= petit rire insupportable du mec qui s'écoute rire en riant)
Jeux de l'été
En attendant, soyez rassuré, pour les quelques infortunés scotchés à leur connexion web sans fil (si on peut dire), ce site vous donnera un peu de réconfort en août.
Cette année, pas de rediffusion, seulement des jeux de l'été. Thème : CONTREPETS. Evidemment, ils sont tous archidisponibles sur le web, mais en la matière, profusion nuit (non, ce n'en est pas une). Le tout est de savoir sélectionner -- plus de 10 ans de pratique avec mon vieux et premier complice d'écriture, Yassir -- puis faire profiter les autres. Et franchement, quel beau métier professeur!
(merci à mon minuscule et ancien livre-culte "La Redoute des contrepéteries", et merci à google pour trouver leurs versions électroniques)
11:15 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19 juillet 2007
Une belle paire d'infos (vaut bien une belle mère nympho)
Vous préférez :
- OSS 117 le film?
- l'humour anglais?
- la campagne?
- le mauvais esprit qui fait du bien?
Si vous êtes partagés, faites comme moi, trottez voir Hot Fuzz, c'est LE film qui compte cet été (les autres préfèrent lire). C'est une sorte d'OSS 117 anglais à la campagne qui n'aurait rien à voir avec une parodie d'espionnage. Pour qui aime archiver les moments d'amusement, celui-ci va dans le classeur "Ah ouais sympa hi hi".
Chose qui n'a rien à voir, le grand Hervé Resse -- que l'Eternel offre ses plantes de pieds à la langue de canichettes vierges pendant les mille ans qui viennent -- a publié une gentille chronique dans Newzy. Newzy, c'est le gratuit du divertissement assis. Un marché de niche. C'est à la fois un magazine de WC de bureau (quand vous avez fait les 100 sudokus de votre nokia, faut bien passer à autre chose), et un magazine online (pour le lire depuis votre nokia). Blague à part, les chroniqueurs sont marrants (et y a pas que Hervé -- que l'Eternel lui polisse les fesses avec des cheveux de gazelle expérimentée -- non, ils sont au moins trois). C'est ici! Merci Professeur Hervé! Quel beau métier professeur ( <--- *rires* )
PS: j'ignorais comme vous qui était le Cami cité dans la chronique. (Et, oui, je sais, on peut faire plein de jeux de mots sur Cami.)
16:05 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12 juillet 2007
Comment jeter l'argent par les fenêtres quand on n'a pas de fenêtre
Lu ce matin dans le Parisien:
La folle histoire de la SDF aux 40 000 Euros
Cette sympathique info me rappelle une des excellentes "Nouvelles en trois lignes", de Félix Fénéon (1861-1944), un de mes nombreux modèles :
« Le mendiant septuagénaire Verniot, de Clichy, est mort de faim.
Sa paillasse recèlait 2000 francs.
Mais il ne faut pas généraliser. »
Sinon ça va vous, les p'tits loups? En forme? Pas trop déçus par les pluies battantes? Les vacances bien organisées qui prennent l'eau façon "ah les cons! j'ai payé!"
PS: Vous avez déjà mis les pieds dans une boutique Nespresso? Cette blague? C'est nécessaire de faire une note là-dessus, ou bien je suis à la bourre et tout a été dit?
17:35 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
02 mai 2007
Coup d'Etat du 2 brumai 2007 : on nous parle du ministère
* * * * * *
Ministère de l'Économie,
des Finances et de
l'Absurdité du Monde
* * * * * *
Sous les Débonnaires Auspices Dessus de Son Excellence le Prince-Président Vinvin 1er, le Bien Nommé, Double nectar des Dieux, Prince-Président des Deux-Mondes, Grande Porte/Fenêtre de l'Arrière-Cuisine Aménagée, Mamelle Jumelle de Lait et de Miel, Bi-Kini, Double Cous, Branque Central, Mec Cool que J'aime Bien, les Tasses c'est Lui, Et nunc reges intelligite in Vinvina Veritas à donf
Oh wiiiiiiiii!!! C'est avec un plaisir non simulé que j'accepte l'honneur qui m'est fait par notre cher Prince-Président Vinvin (que le nectar et l'ambroisie qui forment son nom le guident au palais des mille têtées pour les mille prochaines lunes). Je tiendrai donc dans mes mains fières les bourses de notre jeune et glorieuse nation, toutes les bourses! Aussi, j'ai de grandes mains. D'ailleurs, voici mes premières mesures (1,83 m; 73 kg):
- Je déclare la rue des Champs-Elysées nulle et non avenue
- Je supprime les Euros qui marchent mal au profit des Super-Euros qui volent. Je dévalue le baiser de 500 euros (le Pascale), et je rétablis l'indexation des baisers volés sur les smacks, sachant qu'une pelle = 3,64879462 baisers volés, et qu'un baiser volé vaut un demi baiser donné, les mains valant pourboire. Cette politique monétaire courageuse nous permettra de baiser le plus grand nombre. Possibilité de crédits.
- Je rétablis l'octroi zéro dans toutes les clubs de 1ère division
- Je nationalise toutes les vaches à lait pour nourrir les bas Salers
- Je privatise Christian Clavier, pour que chacun puisse avoir sa part d'informatique, quelle que soit sa religion ou son mode d'accès à l'information
- J'interdis le ski de randonnée aux trotskistes
- Désormais, toutes les marchandises importées devront arriver à pied par la Chine. C'est une question de philantropie.
Mes prochaines mesures seront prises par des craies, et tant pis si ça fait grincer les dents de certains, parce que je le sais : l'ardoise sera belle.
Mon cabinet ministériel est participatif, que tous les pelés et les tondus viennent, il y a du poil à volonté!
J'attends vos propositions! Nous allons séduire les déficits et lutter contre l'Absurde cher!
Mon petit doigt me dit qu'il y a de grandes mains qui chantent!!
Alors tous ensemble, vive la républiquosphère, et plus que tout, vive la .fr !!
Le Ni-nistre
Blaise Au Poil
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02 janvier 2007
Spiderman vous souhaite une bonne année!! (je vous file la pêche mouhaha)
Bonne année à tous ceux de mes lecteurs qui sont soumis au temps qui passe, bon temps présent à tous les autres!!
S'il vous plaît, votez pour moi au festival de Romans: c'est ici, et si je suis élu, promis je filme un strip tease sous la pluie!!!
En plus je viens de découvrir via Mry que je suis à la fois SPIDERMAN et LE BOUFFON VERT!! (c'est abyssal, n'est-ce pas? et je n'ai même pas fait exprès)
Pour tous les détails et les preuves:
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27 novembre 2006
On va les travailler à la chaîne (de vélo)!!
Allez c'est mon Hervé qui me refile le bébé chaud avec l'eau de son bain, l'argent du beurre et le bonjour d'Alfred (de Mai)...
Donc avec plaisir je réponds et copie/colle ledit mail si bien résumé par Hervé à propos de la "chaine de blogs", en prévision de sa Dance de Mai qui aura lieu jeudi soir au Tribeca.
Six chansons qui me font bouger... (plutôt dance, une fois n'est pas coutume!)
Celle depuis toujours : Long tall Sally par Little Richard ou Twist & shout des Beatles
Celle du moment : le mauvais remake par Bob Sinclar de l'excellent Everybody dance now par C&C Music Factory
Celle qui donne chaud partout : Smack my bitch up par The prodigy
Celle qui déménage grave : La mouche par Cassius (version DJ Falcon Mix)
Celle à l’insu de son plein gré : Get it on (Bang a gong) par T-Rex
et l’inavouable : Russian Lullaby par E-type
Puis, désigner six victimes mâles ou femelles chargées de prolonger la chaîne... j'en sais rien, faites comme vous voulez, les lebaroude, ludine, meriem, jo ann v., fanny (pigiste), Ludo, denice, fred, ou n'importe quel autre de mes fidèles lecteurs (mes semblables, mes fiers)
16:16 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18 octobre 2006
Notes jetées à la manière limpide et nuancée d'un powerpoint profond
- C'était mon anniversaire avant-hier, 16 octobre, (oui, oui, merci, c'est cool, je rougis)... A noter que c'est aussi l'anniversaire de Bob Morane, on l'apprend notamment dans le roman "le Collier de Shiva", pour les connaisseurs!
- Je cravache sec sur mon manuscrit, ce sont les derniers mètres avant de le faire enfin circuler auprès de gens qui peut-être trouveront ça fun, ou pas et alors, euh, PAN!, donc je me fais rare ces derniers temps, désolé...
- J'ai d'assisté à la séance de slam des profs candidats à l'investiture socialiste, pfff, je bouillonne, je tourne et retourne des idées de note mais rien de bon (j'ai commis ceci dans la foulée, c'est encore un peu brouillon mais j'aime bien le concept : Royales pensées pour moi-même qu'en pensez-vous? )
- Je suis dans les derniers épisodes de la saison 5 de "24". C'est du lourd, du très lourd, je dirais même que c'est presque du niveau de la saison 2 !!!
- Ma clé USB lecteur de mp3 MemUp m'a lâché, j'ai été obligé de ressortir mon... walkman même pas autoreverse (je suis rouge de confusion quand je dois retourner la cassette), personne ne connaitrait quelqu'un qui connaitrait quelqu'un qui aurait un lecteur de mp3 à faire tester à un blogueur très sympa??! (et pas un iPod de préférence, enfin bon je veux pas poser de contrainte non plus hein)
- <= ceci est un point noir (jeu: pince ton écran entre tes doigts pour le faire sortir et étudie le de plus près, tu y verras la racine d'un poil et un microfilm contenant un prénom de femme)
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20 septembre 2006
Name Dropping (rime avec Deng Xiaoping)
Vous savez comment on différencie un Hard Rock Café d'un Planet Hollywood? *
C'était ma première Fanny's party hier soir, et mon premier Hard Rock Café. Excellente organisation, j'avoue que j'ai été admiratif du monde rassemblé là! Et surtout, grande joie que celle d'avoir pu échanger quelques blagues, mots d'esprits, banalités, parlers vrai, postillons, fumée et mousse avec Frédéric, Hervé, Mry, Vinvin, Folie (enfin!! joie.), Damdam, EkzitBzzzBk, Ardente, Largentula, etc... (en oublie-je?)
Vous avez vu comment j'ai bien namedroppé tout le monde comme un bon gars bien brave qui copie ses théorèmes la langue sortie sur le coin de sa bouche?
Allez encore un peu: je regrette toujours l'absence de mon vieux lebaroude mais en même temps je peux lui écrire tout en lui conseillant des livres ou des films.
* Hm? hein? alors?
PS: la photo n'a aucun rapport, certes, mais quelle photo!!!
11:50 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18 août 2006
L'appel du barge
Je vais à mon tour prendre quelques jours de repos (je ne dirais pas "bien mérités", je viens quand même de travailler le début du mois d'août dans une entreprise française ;)
Mais un peu quand même, après avoir souffert sur des cartons, un déménagement et des billy/penderies ikea (désormais les cruciformes changent de trottoir quand ils me voient).
Les rediff' continuent jusqu'en septembre, je vous ai préparé un petit programme, et bien sûr je passerai de temps en temps!
Je commence ce week-end par un mariage dans le Cantal, à l'épicentre exact de l'orage annoncé. Joie.
Ci-joint une jolie illustration de mon cartoonist-culte Chas Addams.
Voilà. Pour reprendre les mots-mêmes de Mariah Carey lors de sa dernière lecture à Paris, "Je vous aime".
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17 juillet 2006
17 juillet
![]()
Cette chaleur m'étouffe.
Des jours comme ça.
L'impression que rien n'avance. Que tout stagne.
Blog, bouquin, boulot...
Je doute, profondément.
J'ai le blues!!!
Je n'arrive pas à enfiler suffisamment le costume du blogueur pour jouer le jeu à mort et y trouver une clé vers des réalisations concrètes. Et puis qu'est-ce que je pourrais faire, de toute façon? Hop! Chroniquer des fausses brèves pour un journal? Collaborer pour de la BD? Imaginer des dialogues pour des émissions? Ecrire des feuilletons rigolo sur le web? On est des milliers, et je connais vous savez qui? Personne.
Mon bouquin me donne de vraies joies mais il est toujours en chantier, dans sa 2e version finale; et je ne me fais guère d'illusion. Quant à mon boulot, j'ignore où il me mène.
Gasp.
La mouette rieuse me guette.
Heureusement, il y a par ailleurs de très belles choses dans ma vie :)
PS: hé, prout prout mouhahahaha!!!
11:50 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29 mai 2006
Ségolène Royal à poil ? Jamais !
Quelle obscure fierté!
Après être arrivé deuxième à la requête "viol collectif" il y a quelques mois à cause de cette note, voilà que ce site arrive dans le top 10 des requêtes pour "Ségolène Royal à poil".
Eh bien je le dis et le répète : non et non!!! je ne publiera jamais les photos sur ce site, c'est une question de déontologie.
13:16 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour
15 mai 2006
Thai nana (Thai crayon, Thai break, black Thai, Thai O, Thai Heure, Thai pipe, etc.)
J’émerge peu à peu, telle une commission occulte.
Le temps de reprendre mes esprits, de me recaler sur le bête rythme parisien loin du soleil tropical, de répondre à mes mails, de me reconnecter et hop ! je respire à nouveau. J’ai l’impression que pendant mon absence beaucoup de choses se sont passées ; par ce miracle de l’addiction aux blogs, j’en suis presque jaloux… alors que merde ! ce n’est pas vous qui avez profité de la nature luxure et riante de Bali en mer (cette belle île), et du charme des matins ensoleillés quand des animaux amicaux viennent vous réveiller d’un coup de langue (je confonds avec un début de film familial américain), mais aussi – seule ombre au tableau – de la musique traditionnelle claque-cerveau d’un peuple qui n’a jamais su inventer l’instrument à corde. (Je frémis en y repensant... je comprends qu’on fasse tout sauter.)
Bon, sinon, quoi de neuf ?
Fait-il toujours aussi bon de bloguer, ou la mode a-t-elle changé ?
Allez, je me love dans un port USB et j’attends le retour des beaux jours.
16:55 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour
24 avril 2006
Bali en mer
Ite missa est.
J'ai un rond métallique à la racine du doigt, qui fait ting quand je trinque avec une paire de lunettes. C'est difficile de s'habituer, un peu comme une prothèse dentaire qui chatouille la langue.
Je suis encore bouleversé par l'affection, la gentillesse et l'amitié qui nous ont entouré ce week-end. C'est tout simplement fou... Avoir au même endroit tous ceux qui constituent nos univers, d'habitude segmentés par affinités, et là tous réunis et mélangés. Des gens de tous les horizons et de tous les pays réunis au même mariage; une sorte de Babel Wed, quoi.
hi hi hi...
PS: Chez les blogueurs, à noter la présence de mon vieux Lebaroude et de la charmante Meriem!
Bon, je vous laisse, je reviens en France le 9...
16:58 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14 avril 2006
Strength and Honor.
Ca y est, l'heure est venue.
Je pars demain.
Mais je reviendrai.
Avec un fil à la patte.
(ton glacé et sophistiqué)
Joie.
18:42 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour
15 mars 2006
La philantropie des ouvriers charpentiers
Il est toujours curieux de constater à quel point l'adoration d'un dieu blanc de porcelaine invite à l'humilité et à la boisson de coca-cola.
Une leçon que les altermondialistes occidentaux devraient davantage méditer, lorsqu'ils partent en croisade contre le soda globalisé dans les pays loitains au risque de leur tourista... Enfin, moi je dis ça, hein, c'est pour leur bien! (que les soirées débat-djembé sur les rues piétonnières ne deviennent pas un pensum.)
J'ai passé les deux derniers jours chez moi. Je me suis traité comme un coq en pâte : ravi, au lit. Enfin, en perdant beaucoup de pâte, mais ça vous l'aurez compris (note pour plus tard: serais-je lourd?)
Qu'ai-je fait, demandez-vous, bande de fripons? Rien lundi, jour de dépôt de bilan (non, non, je ne serai pas lourd), ah si, un coup de fil d'un chasseur de tête pendant que je vidais ma chasse (véridique), et mardi, eh bien, la santé revenant, me suis vu un bref Bela Lugosi de 1932, White Zombie, délicieux, qui ressemble beaucoup à l'excellent Chasses du Comte Zaroff. Et lu les 4 premiers tomes de la BD d'aventure l'Epervier, aventure XVIIIe très sympa, dans l'esprit des romans de Patrick O'Brian (que je n'ai bien sûr pas lus, mais dont le film Master and Commander donnait un aperçu pour le moins excitant).
Oui, j'ai décidé de davantage communiquer comme sur un bloc-notes, vous me direz si ça vous saoule; et à ce propos il faudra que je vous raconte mon expérience de sortie théâtrale de la semaine dernière, Mon alter Hugo, le 2e pire spectacle de ma vie après une comédie musicale sur la vie de Camille Claudel. Et aussi la formulation de ma théorie sur les canaux. Enfin on y reviendra.
Bravo pour les Poilothon. J'adore ces films, j'adore vos vraies réponses et vos explications absurdes... Je mets à jour dès que j'ai un moment, faut d'abord que je termine des diapositives sur un truc, pour un machin, enfin je me comprends, c'est le boulot...
17:50 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour
08 mars 2006
Rhésus revient, rhésus revient parmi les siens
"Mr. Garrison: Well, your moms are just upset. They’re probably all on their periods or something.
Gregory: Mr. Garrison, Wendy and I think that was a sexist statement.
Mr. Garrison: Well, I’m sorry, Wendy. But I just don’t trust anything that bleeds for five days and doesn’t die."
(from South Park: Bigger, Longer and Uncut)
Bonne Journée Internationale de l'Affable !!
11:58 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour
20 février 2006
Enfer ou paradigme
Pff.
Aujourd'hui je n'ai rien à dire.
Mes idées sont toutes nases.
Lassie rachetée par Disney.
"Pluto mourir."
Je vous l'avais dit.
Je me casse. Relire le dernier chapitre d'Au Poil S.A., un bon whisky, et hop!
18:59 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour
16 février 2006
SOYONS REBELLES !
BARBECUE DE POULET DE BRESSE SUR LE PONT DU CLEMENCEAU!!!
11:55 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour
15 février 2006
Hervé Resse en 491 mots abscons
(billet initialement publié sur Potinblog)
Le VSD me demande trois cent mots sur Hervé Resse, aussi nommé l’homme orchestre, dit quizzman, dit le mastard du vinyl, dit le lao-tseu du microsillon (« il faut chercher la voix de son maître »).
Mais qui vraiment est « Hervé Resse » ?
On a coutume de distinguer trois Herve Resse, Hervé Resse l’homme, Hervé Resse la machine, et Hervé Resse le dauphin. Ceci explique que le blogueur éponyme change de lien URL à chaque vacance, en fonction de son avatar -- on se souvient de la chanson « où sont tes liens pour les vacances, moi je n’ai pas changé de Resse ».
Pour expliquer au mieux Hervé Resse l’homme, je crois qu’il faut revenir aux humanités. En effet, le plus bel hommage rendu à Hervé Resse se trouve dans Virgile (que l’on peut difficilement qualifier d’ultra libéral, contrairement à Pic de la Mirandole ou François-Marie Arouet, mais ça n’a rien à voir sinon que je gagne des mots sur ma chronique). Le poète prétendûment noble (à peine un quartier latin) a publié un film-documentaire sous le pseudonyme de Guy Debord, intitulé « In girum imus nocte et consumimur igni ». Ce grand palindrome signifie peu (ou proue, comme on dit à bord) « Nous tournons dans la nuit et nous nous consumons par le feu ». Tout Hervé Resse l’homme est là.
Hervé Resse la machine est plus simple à expliquer. Faites le test vous-même. Achetez (vous verrez, c’est facile, ils sont très vénaux) un blogueur trentenaire bien portant standard (poils sombres, baskets de couleur, narines satisfaites, brevet d’eau tiède en poche), et mettez-le à côté de Hervé Resse la machine. Puis, sur un fond sonore constitué par exemple de Jean-Pierre Mader ou l’Affaire Louis Trio, faites dire à votre blogueur cobaye la phrase « Moi j’trouve que le top, tu vois, c’est la tolérance, quoi, et j’suis trop pour l’échange et la diversité, on est tous là, quoi, faut être moderne, merde, ceux qui sont pas d’accord c’est des fasciss’, quoi ». Observez Hervé Resse « the » machine : après cinq minutes de politesse il s’en ira, en repliant dignement les pans de son manteau, comme un survivant des âges anciens. Et dans la discrétion d’un coin de salle mal éclairé, il vous parlera de trésors cachés et d’étoiles plein les oreilles, comme le dieu des prophètes qui ne se révèle que dans le souffle de la brise, loin du tonnerre et la foudre. « Here-we rest : the soft machine », (comme on dit au parc Wyatt)(désolé pour celle-là, ndlr).
Quant à Hervé Resse le dauphin, là je crois qu’il est inutile de développer, même moi je ne vois pas le lien (sans doute un nouveau blog). Pour reprendre les mots du self-made-éthologue J.-L. Aubert : « On vit sa vie / comme on joue au Flipper, / on gagne on perd / mais toujours on espère / pouvoir s’en refaire / une petite… / …gratuite ».
19:01 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour
03 février 2006
"Nous sommes une espèce rare."
Aujourd'hui c'est la fête des Blaise!
Bonne fête à tous les Blaise, y compris les faux
"J’ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi"
"Car il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d'une chose ; cette universalité est la plus belle."
(Blaise P.)
PS: sur ce je file, je perds internet pour 3 jours, avec grand regret pour le beau défi posé par Christophe sur Potinblog (mais promis je tenterai de convertir qqun!)
10:50 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour
31 janvier 2006
COUP DE BOULE A NOOS
Noos est probablement la pire catastrophe qui soit arrivée à l'humanité depuis l'invention des catastrophes. Leur existence dans ce monde, ces femmes et ces hommes de performance hélas certainement réduite sur le plan tant physique qu'intellectuel (et je compatis), leur existence dis-je, est une insulte à la notion même de catastrophe. Dites-le autour de vous, criez-le, hurlez-le : NOOS C'EST A CHIER !!!!!!! A CHIER !!!!! AVEC UN 'CH' COMME DANS CHAROGNE !!!!!!
A chaque fois que j'ai affaire à Noos, ne serait-ce que par un visuel quelconque, l'envie de tuer me prend. Trouver un manager de Noos. Lui arracher les yeux à coups d'agrafeuses, déféquer sous son oreiller, piétiner ses enfants innocents avec des crampons plein de tétanos, le réveiller anonyment par téléphone vers 3h30 à l'aide d'un porc égorgé contre le combiné, lui mettre le pénis en wi-fi, dynamiter son claque-pisse avec de la TNT, lui arracher les entrailles avec un câble relié à un tracteur, écarteler ses chevilles sur une fraise de dentiste, lui défoncer les sinus avec une paille en paille de fer, vider ses tympans à la râpe. Rhâââââaaaaaa. C'est bon tout ça.
Au lieu de ça, je suis obligé de crier ma rage en 300 caractères sur leur site.
*sigh*
Abonnement résilié depuis le 30 novembre. J'attends toujours le remboursement du dépôt de garantie.
Je peux me gratter pense-vous? Eh bien, oui, mais pour ça j'utiliserais bien un tibia de conseiller téléphonique. C'est plus pratique pour se gratter le dos.
Grrrrr.
18:50 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour
25 janvier 2006
"Ce soir est ce soir" (Téléphone, 1982)
Aujourd'hui j'ai décidé un truc fou. Insensé. Wild.
Comme bonne résolution pour l'anniversaire de ce blog (cf note précédente), je vais aller à la soirée Netizen, ce soir.
Peut-être verrai-je des gens?
Ou alors je m'enfermerai dans les toilettes, par timidité (je vais prendre un livre au cas où).
10:56 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24 janvier 2006
25 janvier 2006 : Happy Birthday Blog
Putain 1 an.
En fait pas vraiment, j'avais commencé à cette adresse en novembre 2004, mais bon, disons que symboliquement c'est une année importante qui vient de s'écouler : grâce à ce blog, j'ai pu rencontrer en vrai ou en Net des gens de valeur, j'ai pu écrire beaucoup de bêtises (désolé encore), j'ai même pu multiplier par 3 mon lectorat depuis l'époque où j'envoyais mes brèves à des amis (en effet, aujourd'hui, nous sommes 6)!
Au Poil reste une petite voix confidentielle, fragile comme une corde vocale le long d'un mur d'escalade... combien êtes-vous à venir et revenir, mes chers lecteurs? Votre présence régulière ici est une grande source de joie pour moi, et je vous promets que je ne dis pas ça (juste) par démagogie, simplement je n'ai pas pris l'habitude de beaucoup parler de moi ici, donc je crains d'être maladroit!
Et maintenant, quoi?
- Promis, j'essaierai d'être parfois plus loquace pour vous faire partager certaines choses susceptibles de vous amuser.
- Je ne me suis pas beaucoup investi dans le monde des blogs "hors-blog", faute de temps principalement... Il me reste beaucoup de blogueurs à rencontrer, c'est quand vous voulez!
- Mon roman (commencé bien avant le blog, je précise ;) m'aura bien occupé depuis 2 ans et demi, je devrais en finir la relecture point par point d'ici à fin février, et ensuite... qui sait!
- Ma tête fourmille de projets, d'idées, de choses que je veux écrire, imaginer, et pourtant ma vie quotidienne consiste (et risque de longtemps consister, vu le revenu moyen qu'on peut tirer de "écrire, imaginer") en des choses pas excessivement drôles, pleines de mots actuariels, consolidants, buy-side, et aussi de phrases réelles comme celle-ci, entendue l'autre jour à une petit-déjeuner sur l'impact des normes IAS/IFRS (déjà, le truc..): "D'ici à 2005, les entreprises listées ont tout intérêt à délivrer un message consistent sur les topics qu'elles vont adresser, notamment dans leur P et L". (vous reprenez un croissant?)
- Dernièrement, une jolie lueur est apparue dans cette vallée de larmes consolidées. Elle m'a permis une belle rencontre, qui sait, d'amitié. J'espère que des choses bougeront, cette fois ou les suivantes. J'ai confiance.
Comme on dit chez les Blaise, "La vie est comme une boîte de camembert. Elle pue. Mais qui ne craint son odeur, la déguste".
J'ai hâte de vous lire! (comme dirait l'autre)
19:35 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour
03 janvier 2006
A kiss is still a kiss
Merci Joël pour cette très gentille note.
Je suis très ému. Dans ces cas là me viennent toujours à l'esprit les vers de Phèdre :
Je le vis je rougis je pâlis à sa vue
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler
Je sentis tous mon coeur et transir et brûler
21:20 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02 janvier 2006
High Voltage & Hells Best for 2006
Je vous souhaite à tous une xxxxx année 2006.
Plutôt qu'un long discours, je n'aurai qu'un mot : celui du regretté Bon Scott, premier chanteur d'AC/DC, qui un soir de réveillon, après avoir bu son trentième cocktail de (back in) Black Russian, monta sur un petit tabouret et cria "Roooooooock !!!!!!"
Après quoi, satisfait et étouffant un rot, il s'empala sur le manche de sa guitare. E dièse cérébral.
Rock. Voilà le mot. L'année 2006, je vous la souhaite Rock.
Par ailleurs, on me fait signe (sic) que 2006 serait l'année du Grand Condor chez les Aztèques (*). Que tout plane conséquemment pour vous. Poil au caillou.
(*) ils sont cachés, ndlr (**)
(**) pan!
11:48 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour
24 décembre 2005
24 décembre chrono
Joyeux Noël à vous tous,
(hypocrites lecteurs mes semblables mes frères)
PS: "Boum!!", comme on dit à Bethléem.
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22 décembre 2005
"Parfois, les singes meurent" (proverbe bananier)
Comme Napoléon à Borodino (1812), je me trouve très loin de tout accès à Internet.
Je m'excuse conséquemment du faible son de voix que je diffuse.
PS: j'ai froid.
21:42 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour
05 décembre 2005
Hématosacophilie (tu quoque, mi?)
Ces derniers jours, j'ai eu la possibilité de dormir (ça ferait un bon livre ça, tiens) dans les palaces de Francfort, Stockholm, Copenhague et Madrid. Et bien je peux vous dire que ma collection de sacs à serviette hygiénique s'est vachement enrichie. (J'ai aussi un gant de crin jetable et un sac à vomi lavable, mais je ne les échange pas.)
19:57 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour
28 novembre 2005
Scoop minute
Je suis dans le lounge de la SAS de l'aeroport de Stockholm.
On dirait une cafeteria de sitcom, c'est emblematique.
PS: je ne vois pas Malko Linge ni Alexandra. On m'aura menti.
Allez A+
Blaise
16:46 Publié dans Blaise en Ville | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : humour
23 novembre 2005
Note wi-fi (wi-raisin)
Pas le temps d'avancer sur rien. Encore une note pleine de beurre - je me relâche…
Je pars demain pour Francfort (la capitale de l'euro, à chaque fois ça me fait rire ce nom), je reviens vendredi, je repars lundi pour Stockolm, je pars lundi soir pour Copenhague, je reviens mardi soir, je pars mercredi pour Madrid, je reviens jeudi après-midi. Je vais en tâter, de l’hôtel, du l'hôtesse et du sac à vomi… Le bon côté, c’est qu’après ça je pourrai me savonner gratis pendant au moins trois mois !
J’emporte mon manuscrit. Au moins, j’aurai du temps entre mes rendez-vous de porte-serviette. D’ailleurs, ce qu’il y a de bien quand on est porte-serviette, c’est qu’on n’a pas à se mouiller.
Mouhaha.
Manquerait plus qu’il y ait une « grève des transports pour privatisation rampante » - autre nom pour opération escargot, probablement. Et pourquoi pas une grève des hôtels pour « dératisation rampa

