15 mai 2007

Ken Cantal : épisode 34

Ken Cantal
Précédemment, dans Ken Cantal
medium_bradthelma.jpgVous êtes Ken Cantal, agent secret français formé à Vulcania, la prestigieuse école d'espionnage d'Auvergne.
L'heure est grave, ça tic-tac de stress : un missile vient de détruire le congrès du G8 à Sidney, tandis qu'une vague d'attentats à la bombe sale a lieu dans plusieurs métropoles de la planète, notamment à Shanghai où on vous retrouve après plusieurs péripéties. Ces attentats ont été causés par des pastèques, génétiquement modifiées pour contenir des substances radioactives, et qui implosent une fois déballées sur les marchés de primeurs. Si, c'est prouvé! Ces pastèques aux pépins fatals (mais brefs) ont semble-t-il été préparées quelque part en France, puis convoyées dans les villes cibles. Vous faites équipe avec Simone, une jeune femme qui "travaillait" pour un réseau international d'activistes francophones, le FUCC (Francophonie Unifiée Commonwealth Caca), au rôle trouble dans ces attentats. Simone semble désormais fiable. Arrivant sur les lieux de l'attentat à Shanghai, vous prenez en filature de fausses ambulances qui profitent du chaos pour passer en force...

EPISODE 34
medium_crash.jpgLe combat fait rage à l'entrée du bâtiment gouvernemental, au fond de la rue. Le commando sorti des ambulances échange des tirs avec les sentinelles en poste - un Tac-tac-tac vaut deux Ratatatatata + un Gargl, en dix fois sang frais.
Vous jugez plus prudent de retourner chercher Simone en renfort. En trois coups de pédale à moto, vous voilà revenu dans l'avenue du marché, rapide comme un slip dans une tornade.
PinPon PinPon PinPon HéééééConnardTuDégaaaages PinPon BRRRR SBAAAAAAAM.
Vous n'avez pas vu venir l'ambulance droit devant vous, absorbé que vous étiez par la contemplation de vos cheveux au vent dans le rétroviseur.
Vous reprenez conscience à bord de l'ambulance, le corps tout endolori. C'est Simone qui conduisait.
- Faut regarder devant toi quand tu conduis une moto, eh, kid, dit-elle le doigt levé.
- Oh ça va, Simone, abandonne.
- Mouais. Tiens, voilà une combinaison, enfile-la. Tu veux un gun?
- Non merci, ça me donne de l'aérophagie
- Oui, merci. Bien joué! Pas trop de résistance de la part des survivants?
- Je ne sais pas. Regarde.
Elle ouvre une petite trappe derrière vous, sur la cloison qui sépare l'habitacle de l'arrière de l'ambulance. Vous découvrez les survivants entassés, l'air misérable.
Simone tourne dans la rue où ont lieu les combats, et soudain elle accélère, puis, juste avant d'atteindre les autres ambulances derrière lesquelles se cachent les "commandos", elle tire le frein à main en braquant les roues. Votre ambulance se cabre et effectue un brutal tête-à-queue, en se retournant brusquement sur le toit. Cette manoeuvre a pour effet d'ouvrir la porte arrière de l'ambulance, projetant les survivants dehors face aux tireurs, tandis que vous êtes protégés du feu ennemi par la carcasse du véhicule. La surprise est totale, Simone est ravie, les survivants cherchent en vain à justifier leur nom collectif, ça tire dans tous les sens, et vous ressentez une pointe d'amertume; sans doute le fait d'être tête en bas. 

Que faites-vous?

30.43% Vous ne vous retenez plus et vomissez longuement?
0% Vous tentez de sauver les survivants?
17.39% Vous achevez les survivants?
17.39% Vous essayez de passer par la trappe?
34.78% Vous ouvrez votre portière pour prendre le commando à revers?
23 personnes ont répondu

 

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12 mars 2007

Ken Cantal : épisode 33

Ken Cantal
Par petits coups d'accélérateur, vous faites zigzaguer votre moto à travers les étals du marché, de façon à ne pas attirer l'attention du cortège d'ambulances, à deux cent mètres devant.
Vous ne sentez pas l'effet des radiations, du moins pas encore. Mais vous êtes assez confiant en la mithridatisation que vous avez reçue à Vulcania, lors de votre formation.
De temps en temps, une poule agonisante ou des porcs mal en groin s'échappent de leur cage, risquant de vous percuter.
medium_boulevard.jpgVotre filature se poursuit au-delà du marché. Les ambulances semblent encore accélérer. Elles tournent brutalement vers un boulevard adjacent, un boulevard bordé de longs murs sombres et sans véhicules abandonnés ou presque. Vous serez à découvert si vous continuez... Vous les laissez donc s'éloigner encore, puis vous vous engagez doucement à pied. 
Les trois ambulances se sont arrêtées environ quatre cent mètres plus loin, devant ce qui ressemble à une barrière d'entrée. Vous ne voyez pas bien ce qu'est cet endroit, mais il donne sur un épais bâtiment, gris et vitré. Style officiel. Pan Pan. Plop. Pan. TacTacTac. Pouêt-pouêt.
Des coups de feu remontent jusqu'à vous, certains déformés par le vent.

Que faire?

35.71% S'approcher du bâtiment à pied?
25% S'approcher à moto?
39.28% Retourner chercher Simone à l'ambulance accidentée?
28 personnes ont répondu

18:55 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

06 mars 2007

Ken Cantal : épisode 32

Ken Cantal
Ces ambulances ont l'air bien pressées. Elles filent dans la rue marchande, écrasant un peu plus encore les débris de fruits et légumes sur leur passage.
Vous êtes toujours à califourchon sur la moto ronronnante, Simone dans votre dos. A quelques mètres de votre équipage sont étendus les trois cadavres habillés de combinaison anti-radiations. Protection bien dérisoise, sans doute, car sur les trois morts, l'un l'a été par balles, et son uniforme est troué en conséquence. En revanche, les deux autres périrent de strangulation / coups / infarctus / rire / peur / pour rien (cochez), mais en tous cas leurs impers Geiger sont encore impecc' et au sec! Les civils blessés qui veulent s'en emparer sont trop lents et trop dépourvus de doigts pour être assez rapides.
Vous tournez la tête vers Simone:
- J'ai une idée. On va faire comme Attila qui divorce.
- On va tout casser?
- Non, on va faire deux groupes de un. Toi, tu restes ici.
- Mais...
- Mais oui. Enfile une combinaison, fouille l'ambulance, achève les blessés s'ils t'embêtent. Moi je file.
- Le mufle!
- Rendez-vous tout au bout de la rue, dès que possible.
- Et les radiations? Tu ne te protèges pas?
- Pff. J'ai été formé à Vulcania, Puy-de-Dôme. Là-bas, les radiations, on connaît! Il y a même une salle secrète de sarcophages à rayons gamma. Paraît que ça entretient. Une idée de Giscard.

Vous filez, à l'anglaise. Devant vous, les ambulances continuent leur course folle vers une destination inconnue.

Que faire?

41.17% Suivre les ambulances discrètement?
20.58% Rattraper la 4ème ambulance?
38.23% Doubler le cortège?
34 personnes ont répondu

00:45 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02 mars 2007

Ken Cantal : épisode 31

Ken Cantal

Un rien facétieux, vous faites brroum brroum rr-rrooaam dans votre moto benzbenzbenz, insensible aux Changchangchang paniqués qui font Ghaïghaïghaï dans les rues désertées de la métropole chinoise.
Vous tournez à droite : mince, c'est un cul-de-sac bordé de nouilles chinoises. L'arrière-cuisine d'un restaurant, sans doute.
medium_burnindollar.jpgVite, vous repartez, et arrivez enfin sur la magnifique avenue des Chang Exilés, avec ses cent fleurs fanées. Elle se termine par une place ornée de la célèbre flamme de l'Ebitda inconnu (un monumental billet de 1 dollar se consumant indéfiniment).

Vous prenez à gauche au rond-point.
medium_pasteques.jpgLe décor se densifie : davantage de voitures, des camions, des déchets de ce qui semble être un marché en plein air. Et beaucoup de blessés. C'est ce que vous craignez : les pastèques génétiquement modifiées ont bien été introduites sur les étals des marchés. Leur écorce transgénique permettait de contenir sans risque des matières radioactives, mais le signal déclenchant leur ouverture a dû être donné lors de votre captivité chez les mystérieux "faux" officiels chinois. Il semble à première vue que la panique ait eu plus d'effet sur la population que les radiations elles-mêmes, qui sont restées cantonnées (ha ha cantonnais... blague? non.)
Une ambulance éventrée barre une moitié de la rue, entourée de corps et de traces de lutte. Trois des cadavres sont revêtus d'une combinaison protectrice contre les radiations. Sûrement les conducteurs de l'ambulance.
Vous n'êtes pas le seul à avoir remarqué les salopettes blanches, car un groupe de civils blessés s'y intéresse aussi.

Soudain, un pimpon pimpon familier monte crescen dans votre do. Vous vous retournez. Quatre ambulances ont tourné dans la rue, en file indienne, et arrivent au galop décès (à tombeau ouvert). A votre grande suprise, au lieu de s'arrêter, non seulement les ambulances ignorent tous les blessés, mais elles manquent de leur rouler dessus!

Que faire?

35% Vous suivez les quatre ambulances?
5% Vous récupérez une combinaison et fouillez l'ambulance accidentée?
55% Vous faites deux groupes de un avec Simone?
5% Vous interrogez des blessés?
20 personnes ont répondu

18:30 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01 mars 2007

Ken Cantal : épisode 30

Ken Cantal
medium_ambulance.jpgUne ambulance passe dans un pimponpimpon un peu pompier. Vous hésitez à lui faire des signes. Finalement elle passe près de vous, et vous remarquez le conducteur : il porte une combinaison anti-radiations. Son passager aussi, mais quelque chose est bizarre... Trop tard, l'ambulance a filé.

De votre cachette de l'autre côté de la barrière de métal de sécurité de l'autoroute de Shanghai (7 "de", pas mal! On dirait du Pigalle... Dans la salle du bar tabac de la... euh, hein? ah pardon, t'étais en train de parler, désolé), de votre cachette disais-je, vous guettez une moto qui s'arrête à votre niveau. medium_cuir80s.jpgIls sont deux motards, gainés de cuir, casquettes idoines, et ils descendent de leur véhicule et fracturent le coffre d'une pékine (berline locale).
Simone attire leur attention en sifflant, et leur dévoile un sein paresseux (il pend). Le premier monsieur s'émeut peu, et l'autre a le cuir impavide! Mais vous avez sauté à pas de loup et poussez l'un dans le coffre ouvert, puis ligotez le second avec les chaines décoratives qui lui pendent au ventre. Il a un faux air de Freddy Mercury, avec sa vraie moustache.
Vous l'interrogez.
Il dit s'appeler Mad Pacs, et pille toutes les voitures de ces trouillards de petits-bourgeois qui fuient les attentats du centre-ville.
Vous vous regardez avec Simone : c'est clair, vous ne comprenez rien au dialecte du cru. Tant pis. Il accepte volontiers de vous céder sa motocyclette à bon prix (coup de pied au tibia et de tête au thorax).

Rrr-Rrrrooaam. La m-moto rr-rrooaame le long de l'autoroute, louvoyant comme un ikari warrior dans un tetris. Simone est blottie derrière vous, ses mains serrées sur votre poitrine.
Vous entrez enfin dans la ville.
Les embouteillages monstres, de nombreux accidents aux carrefours, laissés en plan, et surtout des trottoirs et des rues jonchées d'affaires éparpillées dans la panique et l'exode, font de cette ville une ville morte. Comme les soirs d'Halloween dans les rues de Tchernobyl : on y sursaute pour un rien.

Que faire?

34.78% Vous pistez l'épicentre des attentats?
8.69% Vous cherchez une protection anti-radiations?
8.69% Vous cherchez des ambulances?
47.82% Vous faites rr-rrrooaam dans les boulevards?
23 personnes ont répondu

00:00 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25 février 2007

Ken Cantal : épisode 29

Ken Cantal
medium_shanghai-highway.jpgPour le pékin moyen, Shanghai, c'est loin.
Pour vous qui êtes juste en périphérie, c'est un peu plus rapide.
Il se passe clairement quelque chose au loin, dans la ville.
Les mystérieux individus qui vous ont enlevés ont disparu. Votre fuite laisse tout le monde indifférent dans ce quartier laissé à l'abandon.

Malgré la fatigue qui vous gagne, vous essayez de rester de bonne humeur, même quand Simone croit bon de détourner un par un tous les vélos qui se présentent, et dont les propriétaires se hâtent de descendre pour fuir à pied.
- Ca ne sert à rien, protestez-vous (gaiement). Il nous faut une voiture, sinon on mettra des heures à rejoindre le centre-ville. Viens, on va chercher la voie.

Après quelques errements, vous trouvez enfin l'autoroute rapide pour Shanghai.
Mais une autre suprise vous attend: c'est un embouteillage monstre dans les deux sens et, pire, la plupart des voitures ont été abandonnées, portes ouvertes, par leur conducteur... Quelques vélos s'enfuient hors de Shanghai sur la 8-voies cyclable qui longe l'autoroute, tandis que dans l'autre sens, des ambulances se frayent un chemin vers la ville. Plusieurs motos slaloment, s'arrêtant pour piller les véhicules à l'arrêt.


Que faire?

3.7% Détourner un vélo?
44.44% Détourner une ambulance?
44.44% Détourner une moto qui pille à l'arrêt?
7.4% Détourner une voiture abandonnée?
27 personnes ont répondu

16:20 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

21 février 2007

Ken Cantal : épisode 28

Ken Cantal
medium_cobain.jpgLa tentation d'essayer sur vous la seringue remplie de liquide neuro-inflammatoire est grande.
Mais vous vous souvenez de ce jour funeste entre tous où, alors que vous viviez jusqu'au tréfonds de votre âme un morceau de bravoure de Kurt Cobain, debout face à la glace posée au dessus de la cheminée de votre grand mère, tout à coup votre doigt, qui descendait vivement de la tête aux cuisses dans un geste proche de celui du guitariste en rage, fut violemment arrêté dans sa course par le marbre de la cheminée, resté froid. Et après une seconde de contemplation de votre visage stupéfait dans le miroir, vous avez senti l'onde de choc remonter de votre doigt à votre bras, de votre bras à votre moelle épinière, de votre moelle à votre cervelet, douleur éblouissante et abyssale, douleur qui vous fit sautiller comme un solo de Dorothée, juste au moment où la grand mère accourait, attirée par un la bémol manqué.
Ce liquide contenu dans la seringue, ce serait ça, mais ça depuis toutes les terminaisons nerveuses de votre corps, une jouissance du néant, un hurlement intérieur, un cri toris...
Alors bof.
A la place, vous appelez le caniche. (meunon j'déconne).

Delenda est Tourdeburo. Il faut détruire ce bâtiment. Vous explorez l'escalier à la recherche du sous-sol.
- C'est par ici, vous appelle Simone d'en bas.
Personne dans les étages. Des antichambres et des bureaux abandonnés.
Et là, quelque chose vous intrigue. Vous vous croyiez dans un bâtiment officiel chinois. Les gardes devraient grouiller. Et pourtant, l'immeuble ressemble plus à un entrepôt désaffecté qu'à une couveuse à barbouzes.
Simone vous presse.
medium_plastic.jpgMiner le lieu est un jeu d'enfant pour vous, ancien élève de Ken Gyver : le sous-sol regorge de chaises en plastique. Vous faites fondre icelles, obtenez un pain homogène, et n'avez plus qu'à ficher votre montre dans le précieux explosif. La montre retarde un peu : vous avez donc largement le temps de sortir.
La rue est une friche industrielle, en périphérie de Shanghai. Toujours personne. Des traces de combat restent sur le parvis, violents à en juger par quelques corps au sol. Et votre bombe qui n'explose toujours pas (peut-être les chaises, fabriquées à Taiwan.)
La clameur qui émane de la ville monte soudain d'un ton, alors que des sons de sirène de police retentissent très loin, portés par le vent.

Que faire?

60.71% Partir en centre-ville?
10.71% Aller voir les corps?
28.57% Se cacher?
28 personnes ont répondu

18:40 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17 février 2007

Ken Cantal : épisode 27

Ken Cantal
La porte s'ouvre sur un homme chauve en blouse blanche, une mallette à la main. Sur la mallette, le logo d'un homme qui vient juste d'avouer (bistouri et seringue dans la nuque, il bave, et il est mort). Sûrement "l'interrogateur" qui vient discuter avec vous à roustons rompus, comme on dit dans le métier.

L'homme en blouse s'arrête, interdit : vous, son client, vous êtes debout au milieu de la salle, une cigarette au coin de la bouche, l'air décontracté et chinois! Débridé, même!
Vous l'interpellez avec un grand sourire:
- Chang chang! Han Févou hune han lumet, chang? (Excusez-moi mon vieux, mais auriez-vous du feu?)

Et le brave employé de la Question publique sort docilement son briquet. Juste à ce moment, voilà que cette friponne de Simone jaillit comme un crachat de djeune, du fond de l'embrasure de la porte, et l'assomme avec un vase Mig !! Oui, un vase Mig : un vase russe fabriqué en Chine. Objet de déco pour certains, de dégoût pour les autres.

Le temps de vider le contenu de la mallette, et vous voilà vous et Simone dans le couloir, seringue en main, le liquide neuro-inflammatoire prêt à jaillir. (ceux qui ont vu la saison 6 de 24 comprendront).
Personne à l'étage, vous vous engouffrez dans l'escalier.

Que faire?

13.88% Sortir du bâtiment au plus vite?
11.11% Vous arrêter à un étage à la recherche d'infos?
2.77% Vous reposer?
38.88% Faire sauter le bâtiment?
33.33% Essayer la seringue?

36 personnes ont répondu

20:30 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14 février 2007

Ken Cantal : épisode 26

Ken Cantal
medium_caniche.jpgCaniche, n.m.: "Le caniche est un chien actif et facétieux. Les caniches sont intelligents, alertes, et toujours en activité. Les caniches sont des chiens désireux de plaire. Ils sont d'excellents chiens de garde et s'adaptent facilement à de nombreuses situations. Ils n'ont pas besoin de faire beaucoup d'exercice mais ils apprécient les jeux."

C'est donc très gaiement que, grâce à votre vigoureux coup de pied, le caniche va s'adapter facilement à la nuque de votre tortionnaire, toujours au téléphone. "Wouaa..aaaf kaï-bonk!!!" (et il agite la queue). L'officier s'effondre dans un jappement.

Depuis son fauteuil, Simone implore votre aide. Vous la libérez de ses liens (ceux-ci n'étant pas fait de spaghettis, il n'est pas aisé de les couper à l'aide de la fourchette.)
- Merci, Ken Cantal. Merci de ne pas m'abandonner, dit-elle en soupirant. J'ai l'impression d'avoir mangé maman.
- Ta mère est un teckel ?
- Non, mais Hegel, oui. Hegel, le teckel de maman. C'est son chouchou, elle fait tout ce qu'il veut.
Vous pffez.
- Pff. Pourquoi pas Sénèque le fennec ou Spinoza le ténia, hein ?!
- Oh non! Maman n'a pas de ténia. Mais elle a un angora.
- Ca marche aussi.

medium_handphone.jpgVous sentez qu'on vous tire la jambe. Vous baissez les yeux : c'est ce con de caniche intelligent. Dans sa mâchoire serrée, il vous a rapporté un téléphone portable sanglant, et, encore crispée sur le téléphone, une main tranchée. Au loin, l'officier hurle quelque chose en chinois (il se mord probablement les doigts - de l'autre main - d'avoir radiné sur le kit mains libres). Vous souriez au clebs. "Toi, tu es Nietzsche le caniche".

Vite, l'endroit va grouiller sous peu. Paf! Vous allez assommer le Chinois, qu'il arrête de crier. Aouh! Nietzsche l'a bien amoché. Vous fouillez l'homme : il n'a qu'un couteau. Simone s'agite:
- Tu crois que les Chinois sont alliés au FUCC, l'organisation pour laquelle j'ai détourné les codes du missile ? Et c'est eux qui aurait planifié l'envoi des bombes-pastèques sur tous les continents ?
- Ca me semble clair ! Mais on ne sait toujours pas quand les pastèques libèreront leurs produits radioactifs, et surtout, d'où sera déclenché le mécanisme...
- Espérons que ce sera déclenché d'un endroit précis, qu'on puisse intervenir. Imagine que ce soit des bombes 2.0 ! Des bombes déclenchables de n'importe où, par n'importe qui !...
- Parle pas de malheur. Vite il faut fuir.
Vous entendez des bruits de pas de l'autre côté de la porte.

Que faire?

9.09% Vous vous cachez derrière la porte?
33.33% Vous tentez de sortir par la baie vitrée?
57.57% Vous essayez d'avoir l'air décontracté et chinois?

33 personnes ont répondu

19:10 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12 février 2007

Ken Cantal : épisode 25

Ken Cantal
medium_shanghai.jpgShanghai, la nuit, illuminée comme une famille d'halogènes.
Une grande baie vitrée en haut d'une tour. Au centre de la salle, face à la baie, deux fauteuils de dentistes chinois.
Ligotée sur le fauteuil de gauche, Simone, l'ex-terroriste qui vous accompagne.
Sur le fauteuil de droite, vous, ligoté dans du bambou (moins souple qu'on ne le dit, le bambou. Et ça pousse vite.).
Votre posture vous empêche de profiter de la vue sur Shanghai, mais franchement ça ne ressemble pas du tout à l'ex-Europe soviétique. Celui qui a dit que Shanghai est la Prague chinoise est un con : c'est plutôt Prague, la Shanghai tchèque.

medium_marathon.jpgUne serviette attachée autour du cou, Simone sanglote. Elle est salement torturée par un jeune officier, fourchette à la main:
- Avale, c'est du teckel !
- Pitié, non...

Flashback (to the days when the nights were young).  
A votre arrivée à Shanghai, vous avez été imprudent :
La police secrète qui vous a cueilli à l'aéroport vous soupçonnait d'avoir fait exploser le G8 (devenu G8247), et vous, en retour, vous avez renversé votre thé en protestant :
- Nous avons été victimes de la conspiration qui a visé le G8 à Sidney. Mais leur plan ne s'arrête pas là. Je viens à Shanghai car je suis sur la trace de bombes sales cachées dans des pastèques rendues imperméables aux radiations. Que savez-vous de ce trafic?
Et là, l'homme a sursauté. Il savait quelque chose, c'était évident. D'ailleurs sa théière fuyait. Vous avez continué:
- On a trouvé des pastèques jusqu'à San Francisco, sur un de vos agents, Ken Koubilaï. C'est ni plus ni moins qu'un vaste plan de contamination des marchés de primeurs situés au coeur des plus grandes villes mondiales!!
- Aargh le thé... ajoute Simone.
Ensuite, vous ne vous rappelez plus. Tout se brouille. Le trou brûlant. Le thé noir. Ou l'inverse. Gasp. Empoisonné. Sonné. Né. Hé. Hhh...
Fin du flashback (we used to dance to the light of dawn).

- Que savez-vous sur les pastèques?! vous demande l'officier. Parlez! Parlez ou j'amène des chiots.
- Gnihi... gémit Simone, la bouche pleine.
- Très bien. Vous l'aurez voulu.
On approche un caniche de votre visage. L'officier agite un pot de mayo:
- En plus elle est périmée! Dring. Bon. Dring. Je dois prendre cet appel. Dring. Je vous laisse réfléchir. Dring. Après je tue la fille. Dring. Et le chiot. Allô?

Vite, se laisser tomber par terre dans le cocon de bambou, dégager une main, faire sortir un bam, une jambe, un bou, une jambe, une cou, un bam, une ille, un bou,
et...

Que faire?

8.82% Etrangler l'officier dans un bou?
35.29% Faire diversion avec le caniche?
5.88% Jeter le pot de mayonnaise?
29.41% Envoyer la fourchette à Simone?
14.7% Apprécier la vue?
5.88% Fuir?
34 personnes ont répondu

19:45 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

07 février 2007

Teaser Saison 2

Ken Cantal
Ken Cantal fera-t-il l'amour avec Simone la friponne ?
Trouvera-t-il son point G8 à Sidney, ou sont-ils tous morts ?

A chaque épisode, vous êtes le héros. C'est vous qui votez pour prendre la décision.
Retrouvez l'intégralité des 24 premiers épisodes ici.

La saison 2 de Ken Cantal & l'Or des Pastèques commencera lundi prochain.

medium_secret.jpgIl y aura des scènes érotico-pornographiques injustifiées!... De la violence gratuite!... Du sperme conquérant!... De l'ovaire dominant!... De la poésie francophone!... Du sang gore!... Des guêpières souillées!... De la drogue pour tous!... Des morceaux de poitrine de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sur le carrelage!... Du Ah ha ha et du han han!... Du oh ouiii et du Brouilly!... Des escalopes et des salopes!... Des fromages!... Du carnage et du ramage!... Marie-Chantal et des mandales!...

Je compte sur vous pour faire un peu de pub.

13:35 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Mais au fait, qui est Ken Cantal ?

Ken Cantal
(extrait du pue's pue, le bottin des fromages)
 
medium_vulcania.jpgLe 14 octobre 1969 à Murat, lassés de regarder les rediffusions des premiers pas sur la lune à la télévision depuis trois mois, Robert et Louise Cantal passèrent une nuit patriote et pas bigote.

Neuf mois jour pour jour plus tard, le 14 juillet 1970, ils (enfin surtout elle) donnèrent naissance au jeune Ken Cantal. Très jeune, son appétit pour la vie, la douceur de ses baisers et son sens politique furent évidents, comme le résuma sa mère Louise Cantal un jour qu'elle donnait le sein à Ken: "C'lui-là, y Pompidou!"

Entré à l'école des espions de Clermont-Chamalière, fraîchement créée par Giscard sous couvert de travaux pour le parc Vulcania, sa première réussite fut de tuer François Mitterrand.

13:31 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

06 février 2007

Ken Cantal : épisode 24

(1ère diffusion le 27 oct. 2005)
Ken Cantal
Vous sentez soudain un grand boulversement dans la Force. Quelque chose a explosé quelque part, et c'est clairement plus gros qu'un point noir de Britney Spears. Cette fois, Simone et vous êtes fébriles. Le jour s'est levé, vous croyez que vous avez rêvé, mais si demain vous mouriez?
Enfin, l'aéroport international de Shanghai, reconnaissable entre mille car les lumières d'approche des pistes sont des fanions agités par des prisonniers politiques. Vous essayez de ne pas en écraser trop, et vous voilà sur le tarmac. Simone vous suit ; elle semble assez pensive, peut-être la mauvaise conscience du travail bien fait.

- Ken Cantal ? Veuillez nous suivre. Nous avons reçu l'ordre de ne pas abattre votre avion jusqu'à confirmation de votre identité. Nos satellites vous ont vu quitter Nivea.
Le comité d'accueil (anciennement de salut public) vous escorte jusqu'à une vaste limousine banalisée (en même temps une limousine c'est pas banal). A l'intérieur, un homme fumé à lunettes bridées vous tend un bol de thé: 
- Attention au dos d'âne, le thé est bouillant.
- Aouch, trop tard... 
- Le palais des congrès de Sydney a été désintégré. Nous n'avons plus de nouvelles des dirigeants du G8. Et vous voilà ici. Vous avez quitté Air Force One après le décollage à San Francisco et avant l'arrivée à Sydney. Comment? nous l'ignorons. Mais on retrouve votre trace à Nivea quelques heures après, à proximité du point de lancement du missile. Il reste beaucoup d'inconnues, mais maintenant que nous tenons un suspect... Je crois que vous allez regretter d'avoir choisi Shanghai comme asile. Je ne sais pas si c'est sans danger.. (Il a prononcé cette dernière phrase avec un accent allemand, c'est marrant)

Ah.
Simone vous jette un regard implorant. D'un coup, vous vous sentez plus proche d'elle (en plus, elle a la gorge qui monte et descend quand elle s'émeut, avec un point de beauté, c'est très sexy).

Quid?
Vous dénoncez Simone?  102 Votes 36.43%
Vous attendez en silence?  47 Votes 16.79%
Vous protestez?  3 Votes 1.07%
Vous parlez des pastèques transgéniques?  128 Votes 45.71%

Total votes : 280

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Ken Cantal : épisode 23

(1ère diffusion le 20 oct. 2005)
Ken Cantal
medium_medium_atomium_2.jpgSimone vide son sac, qui était assez rempli en fait (probablement son côté féminin). Elle est né à Paris, a grandi à Bruxelles mais n'aime pas l'Atomium, admet que cela n'a pas d'importance pour l'histoire en cours, mais que c'était pour vérifier si vous suiviez et que vous ne vous endormiez pas, explique qu'elle a raté deux fois son Bac C option homicide, avant de le réussir le troisième coup (plus facile car le moniteur était bien amoché par les deux premières fois), avant de se mettre à son compte. Le contrat sur le G8 de Sidney, elle le prépare avec son équipe depuis 2 ans, après avoir été contactée par son maître d'ouvrage au F.U.C.C. (Francophonie Unifiée Commonwealth Kaka) il y a 4 ans.
- On est en 2005... Donc c'était avant l'élection de 2002 ? bredouillez-vous plein de sommeil. Le F.U.C.C. est donc totalement extérieur aux luttes partisanes politiques?
- Faut croire.
- C'est donc un complot!! davincicodez-vous, les yeux dans le vague.
- Oui. En effet, danbrownise-t-elle sa réponse d'un air emprunté.

Simone poursuit. En fait, elle sait exactement quand sera tiré le missile : avant que vous n'arriviez à Shanghai. Il est trop tard pour prévenir vos supérieurs. Vous encaissez cette nouvelle, sombre comme un jazzman de Louisiane par grand vent. Elle vous confirme qu'elle ne sait rien des pastèques génétiquement blindées pour transporter des matières radioactives jusqu'à Shanghai. Ment-elle ? Vous ne savez pas. Mais elle semble avoir accepté de très bonne grâce de vous accompagner.

Les heures s'étirent soigneusement, l'une après l'autre, et vous aussi vous échauffez avant le grand claquage.

Que se passe-t-il ?
Le missile est tiré. Il atteint Sidney à l'ouverture du G8.    19 Votes 50%
Le missile est tiré. Il explose en vol au-dessus de la mer.  1 Votes 2.63%
Vous arrivez à Shanghai sans savoir ce qui s'est passé.  18 Votes 47.37%

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16:00 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Ken Cantal : épisode 22

(1ère diffusion le 12 oct. 2005)
Ken Cantal
medium_medium_asiese_2.jpgL’Asie, ça a l’air petit comme ça, vu d’ici, mais les distances sont trompeuses, surtout quand on vient d’Océanie. L’habitacle de l’avion que vous pilotez est suffisamment grand pour que vous puissiez étendre vos jambes, histoire de reposer le pied de l’embrayage (un vrai avion urbain, vous dis-je !).
Simone a accepté de bonne grâce d’être votre copilote (en même temps c’était ça ou le plongeon dans les Mariannes, sans parler du détour).
Par acquit de conscience, vous lui avez demandé si par hasard elle connaissait un raccourci pour Shanghai, genre en coupant par des routes aériennes peu fréquentées, mais elle a moué de la bouche (de « mouerere » : « faire la moue », en latin, supin : « palaguère »).
Reste la radio de bord. Seule une part minoritaire de vous espère réussir à contacter quelqu’un, mais vous essayez quand même. Dommage : vous ne captez que d’inaudibles conversations, apparemment des pilotes de marchandise qui signalent des radars sur la route Manille – Bangkok. Donc rien à voir.
Plus vous volez vers l’Ouest, plus le jour ne se lève pas, au contraire de votre envie de dormir. Vous vous agrippez au manche à balai, mais vos yeux se ferment par intermittence, et vous vous redressez en sursaut quand vous sentez que vous piquez du nez, vous et l’avion. Vous vous sentez exactement comme le routier sous stilnox qui, au choc soudain, sait que ce n’est pas un dos d’âne mais une piste cyclable sur laquelle il s’est déporté, mais n’arrive pas à le faire comprendre à son corps engourdi.
Simone vous regarde avec inquiétude. Elle aussi bâille comme un mauvais crédit.

   

Zzzzzz…
Vous proposez à Simone de vous relayer aux commandes afin de vous reposer à tour de rôle ?    7 Votes 20.59%
Vous vous endormez ?  8 Votes 23.53%
Vous cherchez à vous poser pour récupérer ?  3 Votes 8.82%
Vous demandez à Simone de vous répéter tout ce qu’elle sait, ça vous réveillera ?  16 Votes 47.06%

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00:42 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

05 février 2007

Ken Cantal : épisode 21

(1ère diffusion le 6 oct. 2005)
Ken Cantal
medium_medium_airport-night_2.jpgAinsi donc,
- Rouler jusqu’à l’aéroport militaire de Nivea (Nouvelle-Calédonie),
- tuer dix-sept gardes (dont trois qui ne dormaient pas),
- trouver un mode d’emploi de Mirage 2000,
- essayer de le lire,
- finalement, trouver un mode d’emploi d’avion de tourisme,
- le faire rouler sur la piste de décollage en gardant votre otage Simone à l’œil
…est pour vous un jeu d’enfant. Il faut dire que Ken Cantal, c’est vous, et qu’à l’image de votre patronyme, plus on vous entame, et plus vous êtes dur.

Ce n’est que lorsque vous commencez à rouler sur la piste, que Simone vous fait douter. A travers le bruit douloureux du réacteur, vous l’entendez rire. Elle vous regarde un petit peu de haut, ce qui n’est guère aisé vu qu’elle est derrière vous, mais vous l’avez aperçue dans le rétroviseur de l’avion (oui, il y a un rétroviseur, c’est un modèle d’avion urbain).
Elle ironise :
- Si jamais vous avez en tête d’aller à Shanghai, et avec ce petit avion en plus ! vous aiderez mes commanditaires ! bah oui, au lieu de stopper leur missile qui doit détruire le G8 à Sydney demain matin, vous iriez à Shanghai !! Faut-il être con !! En plus vous ne parlez pas mandarin, si ?

Que faites-vous ?
Vous répondez en mandarin : « je sens que tout est lié » et vous speedez pour la Chine ?    11 Votes 52.38%
Vous arrêtez l’avion, pour en trouver un plus rapide pour arriver à Sydney à temps ?  3 Votes 14.29%
Vous essayez de scanner les fréquences radio ?  7 Votes 33.33%

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13:30 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04 février 2007

Ken Cantal : épisode 20

(1ère diffusion le 26 sept. 2005)
Ken Cantal
Nous vous retrouvons… mais si, rappelez-vous, vous êtes là, derrière le petit framboisier calédonien sauvage, là, à gauche du baobab nain, près du massif de merdes en fleurs, c'est bon ?
Bon.
Vous êtes donc, disais-je, accroupi devant la demoiselle que vous avez prise en otage. Celle-là même qui vous a enlevé de l’avion présidentiel américain en route vers le G8!

medium_medium_tetards_2.jpgElle est à quatre pattes, sanglée dans les chaînes à neige que vous avez pu trouver dans le coffre du 4x4. Vous avez à vos pieds une nasse grouillante de têtards tropicaux (ça veut dire qu’ils sont rouges et jaunes et que le contact avec leur peau irrite les muqueuses).
Bon, admettez-le, vous auriez préféré une bonne vieille tarentule des familles, mal rasée, la patte oblique et le regard multiple. Mais bon, devant les dizaines d’araignées suspendues au-dessus de votre tête à guetter tous vos moves, avouez que vous avez choisi la solution de facilité. Un vrai têtard mouillé, dans un grand verre d’eau, et sans même passer par le médecin traitant encore !
Le temps presse. Au loin, on entend le BZZZZ désabusé d’une mouche (mais alors, une grosse) avalée par une tarentule indolente. Déjà le troisième têtard avalé, elle ne cause pas encore beaucoup.

- Qui es-tu et pourquoi m’avoir enlevé ? demandez-vous.
- Mes amis m’appellent Simone. (les autres, grosse conne, ndlr).
- ….
- Je ne suis pas votre ennemie, continue la jeune femme, et elle a l’air sincère. Nous n’avons pas beaucoup de temps. J’ai décidé de vous enlever car nos intérêts sont les mêmes. Vous avez besoin de moi, et j’ai besoin de vous.
Elle vomit une grenouille.
Le doute vous habite.
- Coâ, croasse-t-elle. Non, j’déconne.
- Parle ! Dis-moi tout ce que tu sais, hurlez-vous.
medium_medium_g8-leaders_3.jpg- Je dirige une unité d’une organisation internationale de mercenaires. Nous sommes en mission pour des gars haut placés du gouvernement québeco-franco-suisso-belgo-CFA, qui, comme vous ne l’ignorez pas, a signé l’an dernier un pacte secret de gouvernement commun, le FUCC (Francophonie Unifiée, Commonwealth Caca).
- Oui, et ?
Elle se tait, songeuse. Vous reprenez la main, mais cette fois avec du respect (wisse respècte, ndlr) :
- Reprenez-un têtard, Simone.
-  Sans façon, Ken. Je n’ai plus faim.

medium_medium_missiles_2.jpgElle vous explique que son intervention dans l’avion vous a sauvé la vie, car une bombe doit exploser à l’ouverture du G8 à Sidney, le lendemain matin, là où le président américain se rendait. Elle en sait quelque chose : les codes que son commando a volé à bord d’Air Force One doivent servir à programmer un missile, dérobé quelques mois auparavant à une base militaire américaine de Corée du Sud.
- Mais qui a ordonné cet attentat ? Les membres du FUCC ? Pourtant le président français sera au G8, aussi !
- Oui, en effet.
- Alors ? Ca veut dire…
- Je ne suis qu’une mercenaire, vous savez… mais je crains que votre président ne soit guère un ami du FUCC. Quelque chose se trame…
- D’où partira le missile ?
- Je ne sais pas. Je n’ai jamais vu mon employeur, et tout est cloisonné. Je n’ai fait que transmettre les codes.

Têtard ou pas têtard… Visiblement elle ne sait rien.
- Pourquoi m’avoir emmené avec vous ? Vous auriez pu me laisser mourir !
- Je… Je ne sais pas. Sans doute parce que… vous parliez français...
- Et les pastèques, alors ? vous rappelez-vous.
- Quelles pastèques ? répond Simone.

Hm. Vous préparez un nouveau têtard, au cas où.
- Les pastèques génétiquement blindées qui ont servi à cacher des matières radioactives « sales » jusqu’à Shanghai ? C’est quand même pour ça que je suis là, moi !
- Ca ne me dit rien.

Vous devez être à environ une demi-heure de Nivea, base militaire désaffectée dont elle vous a parlé.
- On y va, ordonnez-vous. Mais je te laisse les sangles autour des mains. J’ai confiance, mais bof.

 

Il faut agir, mais dans quelle direction?
Trouver le point de lancement du missile ?    7 Votes 20.59%
Prévenir vos supérieurs de ce qui se trame ?  5 Votes 14.71%
Aller à Sidney avant le début du G8 ?  11 Votes 32.35%
Aller à Shanghai ?  11 Votes 32.35%

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23:15 Publié dans Feuilleton: Ken Cantal & l'Or des pastèques | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02 février 2007

Ken Cantal : épisode 19

(1ère diffusion le 20 sept. 2005)
Ken Cantal
medium_medium_jungle_2.jpgUne nuit que vous accompagniez dans l’Aubrac votre professeur de lancer de clochettes à vache (sport ô combien méconnu), vous aviez appris que ce n'est pas parce qu'une arme est bruyante qu'elle est moins dangereuse. Au contraire, même (dans le même esprit, et pour la petite histoire, chez les bombes nucléaires, ce n'est pas seulement la lumière qui tue, mais aussi le son, même si en raison de la différence substantielle de célérité entre l'un et l'autre, c'est généralement la première qui officie au massacre.)

Cette digression pour dire que malgré la protection robuste qu'offre le 4x4 dans lequel vous êtes monté avec votre prisonnière, les balles de vos poursuivants se font de plus en plus menaçantes. D’un « bouge ton SUV connasse ! » bien senti, vous imposez élégamment à votre captive d’accélérer le mouvement mécanique de son destrier tout terrain.
- Roule tout droit, et emmène moi dans la ville la plus proche. Nouméa ? demandez-vous, glacial.
- Non, Nivea. Une base arrière des services spéciaux français. Désaffectée. Ici, on formait la crème de la crème.
- Ah.

Un bon quart d’heure de silence au milieu d’une végétation vaguement éclairée par la lune voilée. Vous souriez soudain (la blague avec Nivea, c’est idiot, mais ça vous fait rire, hi hi hi, hu hu, hi ha hahahaha ha, ho ho mouhahaha HAHAHAHA).
- Ils ne nous poursuivront pas, vous savez, dit-elle finalement.
Le moteur de la voiture ronronne, ce qui déconcerte toujours l’amateur de félins (que par chance vous n’êtes point).
- Ils ne nous poursuivront pas, répété-je, répète la jeune femme (que vous tenez toujours en joue à l’aide de l’uzi, un vrai uzi, qui tire des vraies balles, pas un pistolet à chloroforme, un uzi à gaz, quoi, mouhohoho).
Un peu de sérieux. La femme vous observe dans le rétroviseur.
- Vous ne comprenez donc toujours pas ? reprend-elle. Vous avez été manipulé. Vous croyez vraiment que c’est nous, l’ennemi ?

Bon, la pause s’impose. Ca tombe bien, c’est la jungle et ça grouille.
- On s’arrête ici. Hors de la voiture. Allez hop hop hop.
La demoiselle s’exécute.

 

Quelle torture allez-vous lui appliquer, qu’on rigole ?
Vous lui faites gober un têtard tropical ?    10 Votes 29.41%
Vous lui mettez une tarentule baladeuse aux fesses ?  9 Votes 26.47%
Vous lui rayez son 4x4 avec la clé ?  7 Votes 20.59%
Vous essayez d’utiliser la cibi ?  8 Votes 23.53%

Total votes : 34

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Ken Cantal : épisode 18

(1ère diffusion le 13 sept. 2005)
Ken Cantal
medium_medium_nuit-mer_2.jpgVous êtes debout derrière votre rideau. Vous entendez bientôt dans l’antichambre une voix de femme ordonner à la chienne de se coucher. C’est la même voix que la meneuse du commando  qui vous a enlevé d’Air Force One. Vous vous crispez sur votre seule arme, le crayon. Il vous semble que la femme est seule.
Elle passe le rideau, uzi au poing et wonderba au sein, comme Lara Croft (mais avec du bide). Vif comme la tourista, vous vous jetez derrière elle, vous enserrez son cou de votre bras gauche tandis que de votre main droite vous enfoncez le crayon dans sa narine la plus proche. Vous arrêtez lorsque vous sentez une résistance molle, vers les sinus. Elle commence à envisager de hurler, mais vous lui murmurez que si elle fait du bruit, c’est son cerveau qui prend. Elle hoche la tête et jette son arme sur la table. Vous lui mettez un petit coup dans le nez, histoire de la punir de son geste. Pas le faire chier, Ken Cantal, hein ! Et de toutes façons vous n’êtes pas censé être un gentleman, merde… Vous vous déplacez avec elle lentement, puis vous récupérez l’uzi.
« On sort d’ici, et tout de suite ». Elle acquiesce de nouveau et vous fait signe d’avancer vers le couloir. Vous la poussez devant vous, le crayon toujours dans la narine, et l’uzi à la main gauche contre son cou. Elle émet des petits cris lorsque la mine du crayon lui rabote son coffre à ORL. Ca saigne.

Vous arrivez dehors. La porte que vous avez prise est située à l’arrière de la maison, sans doute une entrée de service. La nuit est assez claire, on distingue beaucoup d’étoiles que vous n’avez pas l’habitude de voir au pays du fromage et des volcans. Il y a un 4x4 garé plus loin.
Dans la maison, on vous cherche toujours. Vous entendez des jurons et des bruits de porte.
Vous vous installez sur la banquette arrière du SUV 4x4, derrière votre otage. L’uzi contre la nuque, votre otage démarre sous les coups de feu des poursuivants qui ont enfin pensé à sortir de la maison, ces cons.
 

Que faites-vous?
Vous lui donnez des coups de genou en lui demandant de foncer tout droit pour semer vos poursuivants?    13 Votes 41.94%
Vous lui demandez où vous êtes et qui elle est?  9 Votes 29.03%
Vous tirez sur vos poursuivants?  9 Votes 29.03%

Total votes : 31

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01 février 2007

Ken Cantal : épisode 17

(1ère diffusion le 8 sept. 2005)
Ken Cantal
Résumé des épidodes précédents:
A bord de Air Force One où vous êtes envoyé par votre hiérarchie à l'appel de la CIA, on vous briefe. On a découvert qu'un intermédiaire américain inconnu a passé commande, auprès d'un labo du sud de la France, de pastèques génétiquement modifiées afin de servir de cache hermétique pour passer des matières radioactives "sales". Les fruits ont été livrés à Shanghai à un commanditaire également inconnu. Le G8 commence le lendemain soir en Australie. Mais l'avion du président est attaqué par un groupe mystérieux de francophones, qui cherche des codes de sécurité. Vous tentez d'intervenir, mais ils vous assomment avant de vous emmener avec eux en parachute au-dessus de l'océan Pacifique. Vous avez sombré dans l'inconscience, puis dans la mer. Vous vous réveillez dans un endroit inconnu, et vous tentez de vous échapper. Vous avez en poche des indices qui pourraient se révéler utiles.

medium_medium_pencil_2.jpgA l’heure où je vous parle, vous êtes debout derrière un rideau, armé d’un crayon HB mal taillé, à guetter vos ravisseurs. Le pitbull femelle que vous avez amadoué se nourrit bruyamment de l’autre côté du rideau.
Ca va ? Pas trop de crampes ?

Entre-temps, tandis que vous avez dérivé au-dessus de l'Océan Pacifique, après avoir été jeté en parachute par vos ravisseurs, l'avion Air Force One a continué sa route vers l'Australie pour l'ouverture du G8 demain soir. Plus de 27 216 agents supplémentaires ont été envoyés pour assurer la sécurité du sommet des chefs d’Etats.
Les agents spéciaux Kelly et Ken Bauer ont aussi ameuté à vos trousses tout ce que le Pentagone compte de barbouzes, de sbires, d'exécutants, de tueurs, de nettoyeurs, de limiers, d'agents dormants somnambules, de bouchers, d'étrangleurs, de tortureurs sans les mains, de mutileur d'enfants à fragmentation, et de cadres.

De son côté, le commando qui vous a emmené a récupéré dans l’avion présidentiel des codes et des protocoles d'accès.

Ce que vous avez vu sur la carte étalée sur la table est clair : vous devez actuellement être en Nouvelle-Calédonie.

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Ken Cantal : épisode 16

(1ère diffusion le 5 sept. 2005)
Ken Cantal
Je ne sais pas pourquoi, mais vous entr’ouvrez la porte au pitbull. Sans doute un reste de mauvaise conscience pour le jour de votre enfance où vous aviez laissé le chien du voisin se faire écraser par un troupeau de vaches revanchardes.
medium_medium_pacific_3.jpgLa chienne fidèle vous fait une fête, mais elle est suivie de près par des individus qui aimeraient faire pareil, mais en moins baveux. La porte tremble sur ses gonds. Vous décidez donc d’agir vite. Vous vous glissez vers la salle d’où vous apercevez de la lumière. Plein de questions heurtent votre tête : que s’est-il passé depuis l’avion ? qui sont vos ravisseurs ? où êtes-vous ? comment dit-on ‘pitbull’ en latin ?

La salle en question est une antichambre, éclairée d’une ampoule nue. Un rideau la sépare d’une vaste salle, dont l’intérêt réside en une table, couverte d’une toile cirée, et quelques chaises. Vous vous approchez d’icelles : on a dû y tenir une réunion d’organisation, car il reste sur la table une carte de navigation, quelques feuillets crayonnés, et des bouts de sandwiches. La carte est annotée en divers endroits. Probablement pour indiquer le trajet et le lieu de repêchage du commando après le saut en parachute depuis Air Force One. Ces gars-là sont des pros, diriez-vous si vous étiez dans un film policier.
medium_medium_sandwich_2.jpgVous empochez le crayon et les feuillets, ça peut toujours servir (surtout au prix où est le baril de graphite). La pitbull s’agite : des pas se rapprochent, et elle commence à avoir les crocs. Un couloir s’enfonce plus loin dans la pièce.

Hmmm..
Vous jetez les sandwiches dans le couloir, avant de vous dissimuler sous la table ?    3 Votes 11.54%
Vous fuyez par le couloir ?  6 Votes 23.08%
Vous jetez les sandwiches dans l’antichambre et attendez derrière le rideau avec votre crayon ?  17 Votes 65.38%

Total votes : 26

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31 janvier 2007

Ken Cantal : épisode 15

(1ère diffusion le 2 sept. 2005)
Ken Cantal
medium_medium_pitbull_2.jpgLe point commun entre les pitbulls femelles et les concepteurs de voies de bus urbaines, c’est qu’ils sont vicieux. Ca, vous le saviez, mais non ! il fallait quand même que vous lanciez des œillades au jeune animal, en traduisant des « Wouaf » discrets pour ne pas attirer l’attention de votre gardien, Kramer, qui se dirige déjà vers la porte en face.

Vous êtes maintenant debout, au milieu du patio, et la chienne s’approche de vous, la queue redressée en signe d’écoute. Vite, vous pointez du doigt l’homme en treillis. Pas conne, l’animal comprend et va se poster devant son maître en aboyant un quelconque air de Vincent Delerm, mais avec une voix moins cassée.

L’homme se retourne vers vous, méfiant. Vous profitez de sa surprise pour pratiquer sur lui un alkaïda foudroyant. Pendant qu’il s’écroule, ses tours jumelles aplaties, vous filez sur le côté droit, dans la direction opposée. Mais la pitbull vous suit, cette vicieuse, et comme vous venez de refermer la porte, elle se met à aboyer, tandis que plus loin vous entendez les appels de Kramer.

medium_medium_couloir_2.jpgDerrière vous, c’est un couloir sombre, mais vous distinguez : une porte vitrée à votre gauche, une ouverture plus loin à droite, vers une salle faiblement éclairée, et au fond ce qui ressemble à un escalier en mauvais état.

Que faites vous?
La porte vitrée?    3 Votes 14.29%
La salle avec de la lumière?  5 Votes 23.81%
L'escalier?  3 Votes 14.29%
Vous ouvrez au pitbull?  10 Votes 47.62%

Total votes : 21

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Ken Cantal : épisode 14

(1ère diffusion le 1er sept. 2005)
Ken Cantal
medium_medium_torchis-nuit_2.jpgUne caresse humide sur le front vous tire peu à peu de votre inconscience. Vous vous laissez faire en souriant, ça permet d’adoucir un peu le mal de tête. Lorsque la caresse descend sur le nez et la bouche, vous ouvrez quand même les yeux… Mais votre hétérosexualité conquérante est sauve : le pitbull qui vous lèche ainsi le visage depuis dix minutes est une femelle. Vous êtes adossé à un mur en torchis, face à une sorte de patio au milieu d’une maison basse. Il fait nuit. Au milieu du patio, une fontaine desséchée (elle ne boira plus jamais de tonneau), et vous distinguez plusieurs coursives sur les murs opposés.

Le propriétaire du sympathique chien est un type mal rasé, vêtu d’un treillis (les méchants en treillis sont toujours mal rasés, vous avez remarqué).
Il est affalé sur quoi ? Sur une chaise ! (bravo à tous les gagnants, les gains seront versés à la CRESAH, la Caisse de Retraite des Exclus Sauvés par les Associations Humanitaires). Ses pieds sont appuyés sur la table en face de lui. Il vous considère avec indifférence, un peu comme un bébé sevré regarde le sein de sa mère top model.

- Oh, ma tête ! Où suis-je ? dites-vous dans une bulle à l’adresse d’un capitaine Haddock imaginaire (et puis, Hergé, c’est un peu des cousins de vos employeurs).
- Ta gueule, salope, répond paisiblement le pervers pépère en treillis.

Il se redresse et postillonne dans son talkie walkie : « Ici Kramer. Il se réveille votre copain, je vous l’amène ».
Puis vers vous :
- T’as de la chance que la boss t’aie à la bonne. Elle pense que tu vas collaborer. Perso je te connais pas, mais je t’aurais bien laissé dans la flotte. Et sans parachute.
Vous pourriez ironiser sur ce dernier paradoxe oxymoronesque, mais vous ne le faites pas car vous prenez enfin conscience de la situation :
- Quelle heure k’il s’fait? sursautez-vous tout ébaubi (la pointe).
- Il fait nuit, comme tu vois. Allez suis-