19 septembre 2008
Lettre ouverte à Cerise de Groupama
- Cerise?
- Oui?
- Cerise?
- Oui, c'est moi.
- Cerise?
- Oui, c'est moi, Cerise.
- Cerise la pornstar des hospices?
- Hein?
- La nympho de "Cerise sur le Gâteux"?
- Non ça c'est ma soeur Pâquerette.
- Alors t'es Cerise, de Groupama?
- Oui, je suis Cerise, de Groupama.
- T'aimes ça, hein, bien articuler des mots en souriant?
- Oui, j'aime bien articuler.
- T'es toujours toujours là pour moi?
- Oui, toujours toujours là pour moi, Cerise Cerise, de Groupama Groupama.
- Toujours là pour moi même quand je divorce de ma moche femme chômeuse en phase terminale coincée en plusieurs morceaux dans sa voiture éclatée contre le platane de la sortie du Leclerc où elle a roulé sur ma belle-fille illégitime ruinée par son assurance-vie?
- Toujours toujours là, et même sans frais frais de dossier.
- Toujours là cachée dans une oeuvre gentille de Jeff Koons, un arbre sympa, un coffre de voiture mignon ou un médecin cool?
- Toujours toujours là.
- Tu es gentille et tu vis dans un monde sympa tout vert avec des gros pois sur ta robe sympa dans un monde gentil?
- Oui, c'est sympa Groupama, et je suis Cerise la gentille.
- MAIS PUTAIN TU VAS LA FERMER TA GRANDE GUEULE, CONNASSE!!!!! MERCI.
- Oui mais merci qui?
- MERCI CERISE!!!
- Mais y a pas de quoi.
Rhâââââââââââââââââââââââââââââââââà mort les robots sympas à face de godiche.
Désolé pour ceux qui n'ont pas de télé.
16:25 Publié dans Petites Batailles Anti-modernes | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29 mai 2008
On a tous besoin d'un redresseur de téton
La quête du métier idéal est sans fin et elle entretient des nostalgies tenaces. Les jardiniers et les dealers vous le diront : l'herbe est toujours plus verte ailleurs. Pris dans les vicissitudes de son métier, tourmenté par les méandres d'une superstructure, ballotté par une marée permanente de tâches, on est seul à savoir la vérité de sa fonction. Seul à en connaître, derrière les mots et l'apparat, l'humiliante réalité, l'ingratitude, les compromissions minuscules et l'harassante érosion. Et les grelots valorisants que l'on ne manque pas d'agiter à l'extérieur forment un miroir dans lequel se reflète toute l'instatisfaction des autres, et vice-versa. On est tous le métier de rêve d'un autre.
Par exemple: durcisseur de téton.
Vous êtes de tous les défilés de mode. Votre matière première, c'est la mamelle délicate, la mignonne loche. Entre deux coupes de champagnes et trois bombes en slip, votre boulot consiste à stimuler, à l'aide d'un glaçon, les tétons de jeunes femmes magnifiques juste avant leur passage sur podium, et, conséquemment, nues, excitées et ivres. Un travail de précision, faut pas croire: essayez donc de tenir un glaçon entre vos doigts tout en traçant un cercle autour d'un petit promontoire rebelle, par exemple la mollette de votre souris! Pas facile, hein?
Eh bien, typiquement, ce boulot en apparence idéal cache sûrement plein de vices cachés. Imaginez-vous là-bas: vous subissez à longueur de stress les caprices dépressifs de rachitiques nauséeuses (et à petits seins, en plus); les rages de couturiers chroniquement insatisfaits qui ne vous voient même pas; et surtout, surtout, pour faire un travail soigné, vous êtes très probablement homosexuel, donc, bon, ça vous laisse un peu froid (surtout aux doigts).
Ainsi, c'est triste: même les redresseurs de tétons doivent rêver d'un autre job (ramasseur de quilles de bowling en fond de piste, peut-être ? hm, non). CQFD.
Remarque: le premier qui dit qu'en fait on leur met du gel glaçant sur les seins, je le bute (faut pas jouer avec les rêves des gens). De l'huile, à la limite. Ou du lait parfumé.
17:45 Publié dans Chroniques culturelles, Petites Batailles Anti-modernes | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
30 avril 2008
Merci Môman Gouvernement
Mais au fait, connaissez-vous quelqu'un qui soit déjà allé sur le site www.mangerbouger.fr ?
12:30 Publié dans Petites Batailles Anti-modernes | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
14 mars 2008
Visiteur unique qui arrive ici par Google, toi aussi tu t'es fait arnaquer (*)
Nous devisions gaiement entre macaques, au bureau, et le sujet du jour était: les plus belles arnaques. Connaissez-vous celle-ci, qui ressemble fort à une légende urbaine mais qui est de loin ma préférée?
C'est en Australie (détail dont je n'ai jamais compris l'importance - ce doit être le détail mnémotechnique, toute bonne légende urbaine en a un..)
Des petites annonces proposent la vente de films pornos et autres matériels contondants et ligotant de sex-shops, à des prix de nature à faire lever l'oreille au plus endurci des lecteurs. Les commandes affluent accompagnées du réglement (chèque ou liquide, c'est selon).
Plusieurs semaines passent, pas de nouvelle, et voilà que tous les clients reçoivent par la poste une lettre de la société vendeuse, s'excusant de l'impossibilité d'honorer la commande et par là même les fantasmes de clients désormais frustrés. Bien évidemment, un chèque de remboursement est joint, donc tout va bien. Et pourtant.
Le nom de la société émettrice était en substance "Sado-maso, Sodomie et Petites Culottes Rhââah, S.A.R.L.". Seuls 15% des clients allèrent encaisser le chèque...
Moi je pense que j'aurais simplement changé de banque. Pas vous?
(*) mise en abyme de génie, mouhahahaha.
PS: elle est bien la photo hein? C'est la seule raison décente de voir le film Transformers.
15:55 Publié dans Petites Batailles Anti-modernes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
07 mars 2008
Métaphysique (et casse toi)
Qu'est-ce qui aurait le plus de conséquence dans votre vie: avoir la preuve certaine que Dieu existe, ou celle qu'il n'existe pas?
A titre personnel, clairement ce serait celle qu'il existe. Non pas tellement que j'en doute (j'ai toujours fait mienne la phrase de Cioran, "Si Dieu existe, Bach en serait la preuve" - je serais tenté d'y ajouter les Stones, Caravage et un bon Bourgogne), mais en avoir la preuve, imaginez! Abyssal...
Evidemment, on serait tenté de répondre que tout dépend de sa foi ou de son intuition initiale - selon que l'on est indifférent, agnostique, athée/croyant (pour les classer du plus commode au plus "grand pari", comme dit Delanoé). Mais il me semble que le changement de perspective le plus dramatique intervient si la réponse choisie est celle de son propre "camp". Un athée ou un croyant, respectivement, qui aurait la preuve de son acte de foi, ne serait-il pas profondément bouleversé, voire cafardeux? L'agnostique demandera des références à appeler et qu'on lui épelle Dieu. Quant à l'indifférent, il reprendra un paquet de nouilles en promo pour fêter ça.
Pour parodier Sex & The City et les très profondes chroniques de Carrie Bradshaw, dont je regarde enfin les aventures (oui oui, je date), "...dans un monde où Dieu, et les orgasmes, ne sont jamais certains, le fait de se poser la question, et d'avoir un gode, ne constituent-ils pas des débuts de réponse?..."
13:10 Publié dans Petites Batailles Anti-modernes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
19 novembre 2007
Un peu de mauvais esprit (protège des caries)
Il y a en ce moment au Palais du Luxembourg une exposition consacrée à Arcimboldo. Vous connaissez l'adage: "Palais du Luxembourg à Paris, Expos Toujours Bondées et Pourries". Je me suis donc bien gardé d'y mettre les pieds.
Pauvre Arcimboldo.
Non mais c'est vrai, tout d'un coup on voit des foules se presser comme un seul snob pour (mal) voir les fameux portraits des 4 saisons -- ces mêmes tableaux qui jusqu'à maintenant croupissaient tous seuls au milieu de la grande galerie du Louvre sans que personne daigne venir les voir, et pour moins cher en plus!...
Etonnant, cet emballement contraint pour les expositions temporaires. Snobisme? Mystère du battage médiatique? Oisiveté métaphysique à combler? Sentiment de culpabilité collective des anciennes "élites" envers l'art et sa transmission? Curiosité nulle?
C'est toujours une torture de subir les péroraisons à voix (volontairement très) haute des visiteurs qui s'enseignent les uns les autres, un peu comme des petits hamsters expérimentés ("Alors ça ici, c'est ce qu'on appelle une roue en plastique. Ca tourne.")
Dans ces cas-là, une solution simple est le dynamitage dialectique à l'aide d'un faire-valoir. J'adore faire ça (ma femme beaucoup moins). Après quelques "Matisse c'est décidément à chier", "Hé, écoute celle-là: Thames is Monet! ha, elle est bonne! Monet Monet Monet, lalaa..", "A ton avis, c'est juste parce que c'est des portraits qu'Arcimboldo ne peint pas de banane?" bien sentis, les badauds s'éloignent de vous avec dédain en vous laissant libre devant votre tableau.
Sinon, j'aime les gens.
16:50 Publié dans Petites Batailles Anti-modernes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
12 novembre 2007
Et vous, c'est quoi votre meilleur souvenir d'homicide?
J'ai encore tué quelqu'un aujourd'hui.
Je voudrais bien arrêter mais c'est plus fort que moi, ils tombent autour de moi comme de l'enduit mal posé. La vie à Paris a ceci de sympathique qu'elle est régulièrement rythmée par les meurtres que l'on y commet. Vous allez me dire, je ne connais pas le taux de criminalité des autres villes; je sais que celui de Nice est assez élevé aussi (j'y ai pris ma part).
Aujourd'hui, en sortant d'une boulangerie, une grosse femme devant moi est entrée en collision avec un adolescent pressé. "Surtout t'excuse pas!", la menaça l'aigre pubère dans un mouvement d'écouteurs.
La femme eût pu lui faire valoir qu'au contraire il aurait pu plus mal tomber, sans regarder où il allait, alors que là il s'était cogné sur un propice airbag. En somme, qu'il avait eu de la chance!
Mais non. De surprise, elle lui exprima vertement son refus d'obtempérer.
Et là, vous savez ce qu'il a fait ce merdeux? Il lui a craché à la gueule! Il lui a balancé sa salive sur la face sans même quitter son ipod! Dire que si ça se trouve on écoute la même chose. Demain j'arrête Tokyo Hotel.
Petit, si tu me lis, moi et mes amis on va te cerner dans un KFC et on vendra tes organes un par un aux enchères. Qu'au moins tu serves.
L'autre fois, j'attendais quelqu'un au bord d'un large trottoir, et c'est un vieillard, le genre de résidu nuisible d'une lignée sans souci, qui sans un mot m'a pris par l'épaule et jeté du trottoir, pour passer.
J'ai couru après lui pour le faire trébucher face contre terre et je lui ai fait un massage cardiaque par le dos, au talon.
Et vous, c'est quoi votre meilleur souvenir d'homicide?
23:45 Publié dans Petites Batailles Anti-modernes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
19 octobre 2007
TROT OUARS
Episode 4
Un nouvel espoir
Le gris tombe sur la capital parisienne. Harry se presse sur le trottoir bondé. Derrière lui retentit une sonnette irritée accompagnée d'un bruit de roue au ralenti. Sûrement un de ces enfoirés de vélos en libre service, pense Harry en serrant les poings. La rue est à sens unique ; mais pour passer à tout prix, les cyclistes montent avec mépris sur le trottoir, jetant les minorités urbaines dans le caniveau à coups de chaînes de sécurité. Certains placent même leur chien à la proue du vélo, dans le panier, pour impressionner les passants bancales.
Harry laisse monter en lui la colère et la haine, comme chaque fois avec une jouissance infinie. La rage se répand dans ses veines, il est colère, il hait, il hait, il hait, sâââââ!!!! C'est le moment, vite, monter sa baguette, et hop! Harry se retourne et lance la formule magique : "Va chias, connarus!!!" Aussitôt, dans un bruit de gargouillis, le cycliste hautain se répand en vieilles merdes au sol, "Giââârgh prrrrrrtpffff". Harry baisse ensuite sa braguette et lance : "Spero pipi!!" Pschhhhhh, une petit fumée s'élève là où précédemment tout n'était que morgue et mépris.
Les badauds accourent, "Regardez, là-bas, c'est Dirty Harry!! Hourra Dirty Harry, le vrai héros de Paris!!"
"Vos gueules, connards", répond le frêle petit garçon à lunettes, la tête de sa chouette empaillée épinglée à l'épaule, en s'éloignant au loin dans le soleil caché de Paris.
DIRTY HARRY POTTER
Il est sorcier et il vous emmerde

Au bout de la rue, déguisé en vieux clochard, Subverman n'a rien perdu de la scène. "Je t'aurai un jour, Dirty Harry, je le jure".
A suivre.
13:35 Publié dans Petites Batailles Anti-modernes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
05 juillet 2006
"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste encore à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)
Petit sondage réalisé ces derniers jours.
Juste une remarque pour vous faire peur:
vous vous rendez compte que si vous lisez 4 livres par mois, soit 1 livre par semaine, 52 livres par an, en 50 ans vous aurez lu 2600 livres?
Combien de livres référencés chez Amazon? Et à la bibliothèque d'Alexandrie? Et chez vous?
Brrrr....
PS: je viens de finir "Vol au-dessus d'un lit de cocus", qui rejoint illico mon top10 des meilleurs San Antonio.
16:00 Publié dans Petites Batailles Anti-modernes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02 juin 2006
Le marketing pour les connes
Qui utilise l'expression "c'est complètement oui" pour dire "c'est cool" ? (sic)
Qui est capable de quitter une table de déjeuner et de bouder 3 semaines pour une remarque sur sa coupe de cheveux? (sic)
Une marketeuse, bien sûr.
Ca me fait penser:
c'était en octobre 2003, une de mes amies m'a fait suivre ce petit bijou qu'elle avait reçu. Je pense qu'il y a aujourd'hui prescription (en même temps je ne fais que citer, hein, quelque part c'est même de la pub! sinon aïe, je vais me faire censurer à coup d'anti-cellulite). Vous allez voir, c'est onctueux comme un dossier "tendances" de A nous Paris.
Explo-créateur de nouveaux mondes de qualité, proâme invente et incarne la matière première des rêves de demain. Une dynamique éthique et esthétique propice à une conduite harmonieuse du changement.
Proâme a le plaisir de vous informer de son actualité « marketing de l’attachement » autour du concept psychanalytique du « Moi-Peau » inventé par Didier Anzieu qui devrait faire tilt pour vous.
Nous souhaiterions vous rencontrer pour vous présenter notre activité de prospective déclics autour de ce concept « attachant ».
Après 2 ans de recherche prospective sur les savoirs de la peau, proâme vous propose le marketing de l’attachement et un cahier d’idées sur le « le Moi-Peau » : la marque-peau, les messages peaux-aime, le code sensible des socio-êtres.
Si l’éthique, les émotions et la relation sont au cœur des enjeux des marques, le Moi-Peau est un extraordinaire levier.
En s’interrogeant sur la peau comment ça marche ? on apprend ce qui est vital et essentiel pour l’homme : l’intégrité, l’émotion vraie et le contact avec le sentiment (la relation attachante).
Le marketing de l’attachement nous enseigne comment toucher droit au cœur les individus par la voie profonde du ressenti pour se les attacher durablement ? C’est cette voie du ressenti et de l’attachement profond (toutes les formes d’amour) que je vous propose d’explo-créer : « tout un peau aime ».
Pour votre première information, la prospective déclics de proâme oriente et construit le futur autour de nouveaux concepts, idées et projets ainsi que de nouveaux produits, services et expressions. Elle s'articule autour de 3 lab. de prospective, sas d’explo-création (intuitions / idées / actions) :
Visio-lab : capter les émergences et choisir les stratégies du futur. Une activité de recherche fondamentale en prospective continue déconnectée de toutes opportunités ou demandes. C’est l’éthique proâme. Pas de prospective appliquée sans intégrité.
Socio-lab : filtrer les émergences par spéculations de valeur, déclinaisons et traductions. Pas d’innovations sans applications sociales. Pas de produits sans conditions humaines.
Poetic-lab : incarner la matière première prospective en termes d’expressions (messages) et d’applications possibles (prototypes et projets). Une activité propre à proâme ou partagée en co-création avec des nouveaux créateurs culturels : artistes, designers, prospectivistes créatif, etc. Pas de produits sans poésie !
Moi, devant ça, je m'agenouille.
11:55 Publié dans Petites Batailles Anti-modernes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

